jeudi 30 juin 2011

Actu. Chemins de bonheur...


Ensemble, créons des chemins de bonheur.
L'invitation est lancée
par l'Atelier Fédéral Spiritualité
de La Vie Nouvelle.
Qui propose de
«voir, écouter, goûter, sentir, nous réjouir...».
Prochainement en région lyonnaise.


Le bonheur, qui ne le désire?
Depuis toujours, les religions, les philosophies ont frayé des chemins.
Mais qu’en est-il pour nous, aujourd’hui, par ce temps de crises économique, sociale, spirituelle?
C’est à cette question que l'Atelier Fédéral Spiritualité de La Vie Nouvelle essayera de répondre en liant réflexion, échanges et exercices pratiques.
Cinq intervenants auront été mobilisés pour l'occasion:
. François Desplanques, poète et professeur de littérature,
. Fernand Dumont, formateur et thérapeute,
. Hubert Hausemer, professeur de philosophie,
. Fleur Nabert, sculptrice,
. Christine Wahl, ostéopathe et fasciathérapeute.

En bref
Quoi?
Une session de formation organisée par l'Atelier Fédéral Spiritualité de La Vie Nouvelle: «Ensemble, créons des chemins de bonheur: voir, écouter, goûter, sentir, nous réjouir...».
Qui?
Un organisateur: l'Atelier Fédéral Spiritualité de La Vie Nouvelle.
Cinq intervenants: François Desplanques, Fernand Dumont, Hubert Hausemer, Fleur Nabert, Christine Wahl.
Pour qui?
Session ouverte à tous (nombre maximum de participants: 45).
Quand?
Du 4 juillet au 9 juillet 2011.
Où?
«Les Cartières»
Route de la gare, 36
69630 Chaponost (région lyonnaise).

Combien?
Pour la pension complète et les frais pédagogiques...
. Membre de La Vie Nouvelle: 300 euros.
. Non membre: 325 euros.
. Campeurs: 215 euros.
«Des difficultés financières ne doivent pas être un obstacle à votre participation, n’hésitez pas à nous contacter.»
Mais encore...

mardi 28 juin 2011

Actu. Dialogare humanum est.


Au coeur de l’équilibre
entre l’économie, le social et l’environnement
se pose la question
du développement humain
et de l’avenir de l’humanité.
D'où l'invitation
lancée par Dialogues en humanité:
«Devenons artistes de nos vies
et faisons de la planète
un chef d'oeuvre collectif.
»
Tout prochainement à Lyon.


Contrairement à toutes les autres, la question humaine ne dispose d’aucun expert.
Elle est l’affaire de tous et de chacun.
Une affaire d’expérience de vie, de sensibilité, de conscience.
Avec les Dialogues en humanité, le Grand Lyon ouvre à tous une occasion inédite de s’interroger de façon constructive et ouverte sur les liens entre l’humain, l’écologie, l’engagement des jeunes, la place des femmes dans la société ou encore l’art sous toutes ses formes…

Dépasser les craintes et les a priori

L’ambition des Dialogues en humanité est de «donner à voir et inventer ensemble».
Comme le résume le philosophe Patrick Viveret, «L'idée, c’est d'accorder à la question humaine les mêmes énergies et les mêmes capacités pluridisciplinaires qu'au sauvetage de la terre».
C'est dans cette optique que les Dialogues en humanité invitent des personnalités (chefs d’entreprises, scientifiques, intellectuels, artistes...) françaises et étrangères, de même que des «sages du quotidien», qu'ils soient de Lyon, d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine…
Objectifs: échapper à un «entre soi» stérile, se mettre à l'écoute de points de vue antagonistes et d'intérêts contradictoires, construire des «désaccords féconds».
Car, interpellent les organisateurs, c’est précisément de la divergence et de la confrontation entre des univers qui s’ignorent habituellement –voire se livrent à une diabolisation réciproque– que pourraient naître des solutions partagées pour l’avenir.
Mieux: parce qu’il n’existe pas qu’une forme de langage, des ateliers du sensible, artistiques et ludiques, accueillent tous ceux qui veulent échanger et s’enrichir autrement que par le seul discours.
L’art, le jeu, le métissage des cultures: autant d’occasions de dépasser ses craintes et ses a priori, pour aller à la rencontre d’autres univers...

La Voie... à suivre!

Le thème 2011?
«Pour une politique de l'humanité: quelle France et quelle Europe à l'oeuvre?»
La Voie d’Edgar Morin servira de base à cette réflexion/action.
Puis d'autres passeurs d'humanité, venus du monde entier, s’exprimeront:
. Christel Hartmann-Fritsch (Coopération franco-allemande),
. Debora Nunes (Brésil),
. Siddhartha (Inde),
. Patrick Viveret (France),
. Faouzi Skali (Maroc),
. Ali Serhrouchni (Maroc),
. Odette Yao (Ambassadeur de Côte d’Ivoire auprès de l’Unesco)
. Joseph Yai (Ambassadeur du Bénin auprès de l’Unesco).
Pas bête, le Morin...! Qui invite ainsi les Dialogues en humanité à contribuer au contenu du second tome de La Voie, au travers d'un parcours en 3 jours :
. vendredi 1er juillet : le monde et la politique de l'humanité,
. samedi 2 juillet : l'Europe au service d'une politique de l'humanité,
. dimanche 3 juillet : la France au service d'une politique de l'humanité.

En bref
Quoi?
Les Dialogues en humanité (nés en 2002, lors du Sommet Mondial de Johannesburg).

Qui?
. Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon et Président du Grand Lyon;
. Patrick Viveret, philosophe, auteur de «Pourquoi ça ne va pas plus mal» et conseiller-maître à la Cour des Comptes;
. Geneviève Ancel, chargée du développement durable au Grand Lyon et à la Ville de Lyon, puis coordinatrice des Dialogues et de leur essaimage.
Pour qui?

Tous sans exception: enfants, adultes, parents, artistes, militants associatifs, chefs d’entreprises, citoyens du monde...
Quand?

Les 1er, 2 et 3 juillet 2011, de 11h à 22h.
Où?

Au Parc de la Tête d’Or (Lyon, sixième arrondissement), entre la Porte des Enfants du Rhône et la Roseraie, dans l’herbe, sous les arbres... Comme un hommage à l’Afrique, berceau de l’humanité, et à ses arbres à palabres...
En cas d’intempéries, le Palais des Congrès servira de refuge (Cité Internationale).
Combien?

Entrée gratuite, sans inscription.
Mais encore...

http://www.dialoguesenhumanite.org/

dimanche 26 juin 2011

Libéralisme. Moi, homo oeconomicus...

Qu’il soit vu
du côté jardin
ou du côté cour (1),
le libéralisme
s’applique
en tout cas
à plusieurs
composantes
de la réalité
humaine et sociale.
Gros plan sur l'une de ces dimensions.
Economique...

Le libéralisme économique, c'est le domaine du laisser-faire, du libre-échange, de la liberté d’entreprise, de la limitation sévère des interventions gouvernementales.
C’est également celui du «postulat de la rationalité de l’individu, de l’Homo oeconomicus mû par son égoïsme, son intérêt personnel» (2).
Ainsi, Adam Smith (3) défend l’idée que c’est en poursuivant ses intérêts matériels à lui et à lui seul que chaque individu est amené, comme par une main invisible, à travailler dans l’intérêt de la société.
«L'homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c'est en vain qu'il l'attendrait de leur seule bienveillance, assure le philosophe et économiste écossais.
Il sera bien plus sûr de réussir, s'il s'adresse à leur intérêt personnel et s'il les persuade que leur propre avantage leur commande de faire ce qu'il souhaite d'eux. (…)
Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme.
Et ce n'est jamais de nos besoins que nous leur parlons, c'est toujours de leur avantage.» (4)
«Adam Smith nous en prévient: les gens d’affaires ont tendance à conspirer pour éviter la concurrence, ajoute l’économiste Eric de Keuleneer, professeur à la Solvay Business School de l’Université Libre de Bruxelles.
Cela se fait, par définition, contre l’intérêt général, et l’intérêt général justifie des mesures réglementaires pour défendre la concurrence.» (5)
Dans une intéressante interview à l’hebdomadaire d’information générale Le Vif/L’Express (5), l’influent commentateur belge précise que Smith conçoit l’intérêt personnel comme le fruit d’une recherche qui, plus large que le simple enrichissement, inclut dans de nombreux cas le sentiment altruiste.
«En fait, il espérait que l’être humain serait un jour mûr pour une société fondée sur l’altruisme, mais, comme il était réaliste, il proposait de commencer par l’intérêt personnel canalisé dans des marchés transparents.» (5)
Et d’en tirer la conclusion qui lui semble devoir s’imposer:
«Transparence, concurrence et éthique doivent être au centre des préoccupations.
Comme l’écrivait déjà Adam Smith…
» (5)
Ce dernier pensait, en effet, que les personnes opérant dans les affaires avaient intérêt à se montrer éthiques, un tel souci favorisant le long terme.
«Mais il raisonnait dans un environnement où les rapports étaient personnels, concède De Keuleneer.
A présent, il existe trop d’anonymat dans les grandes banques et dans les transactions financières.» (5)

Côté face

Si la pensée de ce philosophe de référence du XVIIIe siècle est incontestablement centrée sur l’individu, elle n’est donc pas aussi caricaturale que le laissent entendre certains.
D’autres adeptes du libéralisme se montreront d’ailleurs encore plus nuancés.
L’économiste français Léon Walras (6), par exemple, expliquera que l’équilibre général ne génère pas nécessairement la justice sociale.
Et le Britannique John Maynard Keynes (7) que l’intérêt personnel n’œuvre pas toujours en faveur de l’intérêt général.
Fer de lance d’un mouvement très confusément appelé «nouveau libéralisme», «libéralisme social», «socialisme libéral» ou «Troisième voie» (entre libéralisme et socialisme) (8), ce dernier conviendra même que, désormais, le capitalisme en est arrivé à générer inégalités de revenus inacceptables, pauvreté, chômage, crises et autres maux dangereux.
Autant d’effets pervers que l’Etat ne doit pas hésiter à se donner pour mission de corriger par la voie d’un interventionnisme très actif.

Côté pile

Cependant, si la révolution keynésienne replace le politique au dessus de l’économique, il n’en va évidemment pas de même de tous les courants.
L’un d’entre eux emprunte même une direction résolument opposée.
C’est le «néolibéralisme», qui ne doit surtout pas être confondu avec le «nouveau libéralisme» (que l’on vient d’évoquer) puisque, à en croire l’économiste québécois Gilles Dostaeler, le mot sert justement aujourd’hui à désigner «la résurgence, dans les années 1970 et 1980, d’une forme radicalisée de libéralisme économique que l’on oppose au keynésianisme et à l’interventionnisme» (2).
Un économiste et philosophe comme l’Autrichien Friedrich Von Hayek (9) pourfend, pour l’économie, toute forme d’intervention étatique qui, au mieux, ne pourrait que mener à des résultats contraires à ceux escomptés et qui, au pire, risquerait de paver la route du totalitarisme.
Quant au monétariste américain Milton Friedman (10), il privilégie résolument la lutte contre l’inflation au combat contre le chômage et prône avec ferveur le désengagement de l’Etat, la privatisation, la déréglementation, le reflux du pouvoir syndical et, globalement l’affaiblissement des contraintes qui pèsent sur le marché du travail, telles que l’assurance chômage ou le salaire minimum.
Isolés, Hayek et Friedman?
De beaucoup s’en faut.
D’autant qu’ils ouvrent la voie aux défenseurs de ce qu’on appellera la «nouvelle économie classique», qui assure sans ambages que tout chômage est volontaire et résulte d’un choix des travailleurs.
L’un de ses dérivés, «l’économie de l’offre», inspire considérablement le président américain Ronald Reagan : elle «prône la réduction des impôts des plus riches et la suppression radicale des programmes de protection sociale qui servent à protéger paresseux et déviants.» (2)
Un autre, appelé «anarcho-capitaliste» ou «libertarien», propose carrément la suppression absolue de l’Etat et la privatisation des seules fonctions que lui réservait Smith: l’armée, la police et la justice.
Autant de courants de pensée qui «constituent un support idéologique pour les politiques de déréglementation et de démantèlement de l’Etat providence menées à partir des années 1980 dans plusieurs pays.» (2)(11)(12)

(A suivre)

Christophe Engels

(1) Voir le message précédent de ce blog.
(2) Dostaeler Gilles, Du libéralisme au néolibéralisme, in Les Grands Dossiers des Sciences humaines n°14, mars – avril - mai 2009, p. 20 à 23.
(3) 1723-1790.

(4) Smith Adam, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776, coll. Les classiques des sciences sociales, www.uqac.uquebec.ca/zone30/Classiques_des_sciences_sociales/index.html, p.18.
(5) De Keuleneer Eric, Adam Smith avait tout prévu, in Le Vif/L’Express, n°3013, 13 avril 2009, p. 40 et 41.
(6) 1834-1910.

(7) 1883-1946.
(8) Où l’on voit, une fois de plus, toute la difficulté de parler de certains concepts à la mode sans en avoir au préalable (re)précisé le sens.
(9) 1899-1992.

(10) 1912-2006.
(11) Le contenu de ce message est extrait de Engels Christophe, Libéralisme. Vous voulez dire "individu"..., in Perso, Regards personnalistes, n°18, mai 2009, pp.5-6.
(12) Pour suivre (sous réserve de modifications de dernières minutes): des messages consacrés
. au libéralisme (d'après Gilles Dostaeler, Laurent de Briey, Alain Renaut...),
. au post-libéralisme (d'après et par Laurent de Briey),
. à une présentation de la psychologie positive (par Jacques Lecomte),
. à une approche du bonheur par la psychologie positive (par Jacques Lecomte),
. à une approche du sens de la vie par la psychologie positive (par Jacques Lecomte),
. à plusieurs aspects de la Communication Non Violente et à l'Université de Paix (d'après Marshall Rosenberg, avec l’aide précieuse de Jean-Marc Priels),
. à l’Approche Centrée sur la Personne (d'après Carl Rogers, avec l’aide précieuse de Jean-Marc Priels),
. à la reliance et à la sociologie existentielle (par Marcel Bolle de Bal),
. au personnalisme...

samedi 25 juin 2011

Les deux visages du libéralisme.

Côté philosophique,
le libéralisme
exhibe
un visage rayonnant.
Mais côté sociologique,
il laisse entrevoir
une face
sensiblement
plus sombre.
Première étape
d'un petit voyage
au pays
de ce courant
de pensée...

Qu'est-ce que le libéralisme?
L'historien français René Raymond (1) propose de l'envisager en première approche sous l’angle d’une philosophie globale.
• Philosophie sociale individualiste, tout d’abord, «dans la mesure où elle fait passer l’individu avant la raison d’Etat, les intérêts du groupe, les exigences de la collectivité.» (1)
• Philosophie de la connaissance et de la vérité, ensuite. «En réaction contre la méthode d’autorité, le libéralisme croit à la découverte progressive de la vérité par la raison individuelle.» (1)
Foncièrement rationaliste, il s’oppose à toute forme d’autorité, qu’elle soit extérieure ou intérieure (2)
. Extérieure, elle peut émerger de l’histoire ancienne: c’est le respect aveugle du passé. Ou alors se décliner au présent: c’est le joug de l’autorité.
. Intérieure, elle peut s’ancrer dans mon expérience d’être humain: c’est l’empire du préjugé. Ou bien se fonder dans ma nature animale: ce sont les poussées de l’instinct.
«L’esprit doit pouvoir chercher lui-même la vérité, sans contrainte, et c’est de la confrontation des points de vue que doit peu à peu se dégager une vérité commune.
Le parlementarisme n’est à cet égard, que la traduction, au plan politique, de cette confiance dans la vertu du dialogue.
Les assemblées représentatives fournissent un cadre à cette recherche commune d’une vérité moyenne, acceptable par tous.
On entrevoit les conséquences que cette philosophie de la connaissance implique: le rejet des dogmes imposés par les Eglises, l’affirmation du relativisme de la vérité, la tolérance.
» (1)
• Philosophie politique, enfin, toute entière ordonnée à l’idée de liberté.
«Le libéralisme se défie foncièrement de l’Etat et du pouvoir, et tout libéral souscrit à l’affirmation que le pouvoir est en soi mauvais (…) et que, s’il faut bien s’en accommoder, il faut aussi tenter de le réduire autant que faire se peut.» (1)
Le pouvoir doit donc être limité.
Par la restriction drastique de son champ d’activité (Etat-gendarme soumis à des règles strictes de non-intervention en matières économique et sociale).
Par le fractionnement (séparation des pouvoirs).
Par la neutralisation mutuelle (équilibre des pouvoirs).
Et par la subordination à des règles de droit.
Défiance du pouvoir, donc.
Défiance de l’Etat en particulier.
Mais défiance, aussi, à l’égard de tout ce qui risque d’étouffer l’initiative de l’individu: corporations, syndicats, autorités intellectuelles ou spirituelles, Eglises, religions d’Etat, dogmes imposés…
Autant de périls dont il convient de veiller à ce qu’ils n’écornent ni de près ni de loin le sacro-saint libéralisme, devenu «foi de remplacement» et «religion de la liberté» (1).

Alibi ?

Le libéralisme, ajoute René Raymond, peut cependant être appréhendé par un autre biais: celui de la sociologie.
Un biais beaucoup moins favorable.
Car l’idéologie en question devient alors expression, voire alibi ou masque, des intérêts d’une classe: celle des professions libérales et de la bourgeoisie commerçante.
Et sa mise en oeuvre, du coup, tend à maintenir l’inégalité sociale.
«Force subversive d’opposition à l’ancien Régime, à l’absolutisme, à l’autorité, (le libéralisme) se gardera bien de remettre au peuple ce pouvoir qu’il a arraché au monarque. (…)
Le libéralisme n’est pas la démocratie.
» (1)(3)

(A suivre)

Christophe Engels

(1) Raymond René, Introduction à l’histoire de notre temps /2. Le XIXe siècle, Seuil, Points, Paris, 1974, pp. 23-30
(2) Cette manière de classer les formes d’autorité est propre à l’auteur de ce texte et ne peut donc pas être considérée comme bénéficiant de la caution de René Raymond.

(3) Le contenu de ce message est extrait de Engels Christophe, Libéralisme. Vous voulez dire "individu"..., in Perso, Regards personnalistes, n°18, mai 2009, p.4.
(4) Pour suivre (sous réserve de modifications de dernières minutes): des messages consacrés
. au libéralisme, de Adam Smith à John Rawls (d'après Eric de Keuleneer, Gilles Dostaeler, Laurent de Briey, Alain Renaut...),

. au post-libéralisme ( d'après et par Laurent de Briey),
. à une présentation de la psychologie positive (par Jacques Lecomte),
. à une approche du bonheur par la psychologie positive (par Jacques Lecomte),
. à une approche du sens de la vie par la psychologie positive (par Jacques Lecomte),
. à plusieurs aspects de la Communication Non Violente et à l'Université de Paix (d'après Marshall Rosenberg, avec l’aide précieuse de Jean-Marc Priels),
. à l’Approche Centrée sur la Personne (d'après Carl Rogers, avec l’aide précieuse de Jean-Marc Priels),
. à la reliance et à la sociologie existentielle (par Marcel Bolle de Bal),
. au personnalisme...

dimanche 19 juin 2011

«Le post-capitalisme sera libéral ou ne sera pas.»

Le post-capitalisme
n'aura rien de marxiste.
Il sera libéral

ou
ne sera pas.
Telle est la conviction

de Christian Arnsperger (1).
Qui entend
arracher
la personne
au carcan
de l’anthro-
pologie
capitaliste.
Exit le simple partage
de la valeur ajoutée et du pouvoir d’achat!
L’heure est venue de se pencher
sur des enjeux beaucoup plus fondamentaux…


«Ni la planification, ni le collectivisme n’amèneront l’après-capitalisme.
Celui-ci sera libéral ou ne sera pas.
Il sera porté par des individus, mais au sein d’un renouveau de la conscience tel qu’il leur permettra d’embrasser les nécessités collectives de mutualité et de solidarité au nom même de leur libération personnelle.


S’arracher au carcan de l’anthropologie capitaliste

Il nous faut une nouvelle conception de l’égalité des chances.
L’égalité à viser n’est pas seulement celle des chances d’accès aux «bienfaits» de l’économie de marché capitaliste, comme le sous-entend l’immense majorité des théories dites «libérales» de la justice.
Il s’agirait d’assurer l’égalité d’accès de tous aux ressources de sens qui rendront possible, pour chacun individuellement, la conversion de son autonomie vers plus de communion.
C’est bien là le cœur même de notre libéralisme existentiel, à l’intérieur duquel les distinctions entre l’individuel et le collectif-communautaire, entre le politique et le métaphysique n’ont plus lieu d’être.
A coup sûr, cette égalité ne saurait être assurée autrement que par le politique.
Le libéralisme existentiel n’a donc aucune intention de minimiser la place du politique dans l’évolution de la société vers le post-capitalisme.
Simplement, il entend réorienter les priorités afin que la pensée libérale elle-même puisse enfin s’arracher au carcan trop limitant d’une anthropologie de la «nature humaine» historiquement concomitante avec le capitalisme.
La politique progressiste trouve ainsi un nouvel ancrage, car l’idée même de « lutte sociale » est déplacée du champ exclusif du partage de la valeur ajoutée et du pouvoir d’achat –qui sont des revendications intra-capitalistes– vers des enjeux anthropologiques plus fondamentaux.
Il s’agit avant tout de faire en sorte que chacun devienne capable, grâce à des ressources collectives promues politiquement, de se rendre compte de sa propre aliénation, puis de la dépasser.


Social-démocratie: Docteur existentiel et Mister capitaliste

Cela impliquera une critique assez radicale de la social-démocratie.
Nous devons rapidement sortir de la social-démocratie capitaliste.
Le libéralisme existentiel a besoin d’une social-démocratie existentielle peuplée de militants existentiels.
» (2)(3)

Christian Arnsperger

(1) Christian Arnsperger est docteur en sciences économiques, chercheur au Fonds national belge de la recherche scientifique (FNRS) et professeur de l’Université catholique de Louvain (UCL), rattaché à la Chaire Hoover d’éthique économique et sociale. Il a notamment écrit Critique de l'existence capitaliste. Pour une éthique existentielle de l'économie, Cerf, Paris, 2005 et Ethique de l’existence post-capitaliste. Pour un militantisme existentiel, Cerf, Paris, 2009. Il publie deux blogs, l’un en français («Transitions»), l’autre en anglais («Eco-transitions»). Il a déjà été à «l'honneur» de plusieurs messages sur «Projet relationnel», les 19 février, 1er mars, 2 novembre et 17 décembre 2010, ainsi que les 30 avril, 4 mai, 7 mai, 10 mai, 14 mai, 18 mai, 24 mai, 27 mai, 30 mai, 07 juin et 11 juin 2011.
(2) Ce message est extrait de Arnsperger Christian, Ethique de l’existence post-capitaliste. Pour un militantisme existentiel, Cerf, Paris, 2009, pp. 16-33.

(3) Pour suivre (sous réserve de modifications de dernières minutes): des messages consacrés
. au libéralisme (d'après René Raymond, Eric de Keuleneer, Gilles Dostaeler, Laurent De Briey...),
. au post-libéralisme (par ou d'après Laurent de Briey),
. à une présentation de la psychologie positive (par Jacques Lecomte),
. à une approche du bonheur par la psychologie positive (par Jacques Lecomte),
. à une approche du sens de la vie par la psychologie positive (par Jacques Lecomte),
. à plusieurs aspects de la Communication Non Violente et à l'Université de Paix (d'après Marshall Rosenberg, avec l’aide précieuse de Jean-Marc Priels),
. à l’Approche Centrée sur la Personne (d'après Carl Rogers, avec l’aide précieuse de Jean-Marc Priels),
. à la reliance et à la sociologie existentielle (par Marcel Bolle de Bal),
. au personnalisme...

mardi 14 juin 2011

Actu. Penser la crise... en actes !

Quels sont les ressorts profonds
de la grave crise économique, sociale et politique
que nous traversons?
Quelles lignes de fracture souterraines révèle-t-elle?
Ces questions ont fait l’objet d’une journée de réflexion
organisée à l’occasion du soixantième anniversaire

de la disparition du philosophe Emmanuel Mounier (1).
Place, désormais, aux actes...
Ceux du colloque!

Vingt ans durant, le fondateur de la revue Esprit n’a cessé de passer au feu de la critique les politiques et idéologies (capitalisme, libéralisme économique, fascisme, communisme) aboutissant à la négation de la personne, coeur vivant de son personnalisme.
À l’origine de ces perversions: une erreur sur l’homme.
Mounier l’identifie dès ses premiers textes consacrés à la crise des années 1930.
Crise financière, crise économique, certes, mais plus en profondeur, «crise morale» et «spirituelle».
Elle se manifeste par le primat de l’argent déconnecté de l’économie réelle dans une délirante «autofécondité», l’instrumentalisation du travail, la domination et les inégalités, la prolifération de besoins factices…
Cinq cents personnes dont cent cinquante scolaires et étudiants ont participé à cette belle journée de débats qui, à Rennes, s’est également interrogée sur l’influence internationale actuelle de la pensée de Mounier.
Un colloque dont les actes sont désormais disponibles (2).
Ils seront transmis à ceux qui le souhaitent au début du mois de juillet, la mise en librairie n'étant prévue qu'en septembre.
Prix unitaire: 16,00 € (frais de port: gratuit en France, 5,40 € pour l'étranger).
S'adresser à Jacques Le Goff,
Président de l'Association des amis d'Emmanuel Mounier,
11, rue des 3 Forget,
29000 Quimper.
jacques.legoff@univ-brest.fr
Site: http://www.legoff-jacques.com/

(1) Emmanuel Monier est mort, à l’âge de 45 ans, le 22 mars 1950.
(2) Avec les contributions de:
. Jean Boissonnat,
. Denis Clerc,
. Guy Coq,
. Luis Ferreiro,
. Elena Lasida,
. Jean-Louis Laville,
. Jacques Le Goff,
. Alino Lorenzon,
. Jacques Nanema,
. Guilherme d’Oliveira Martins,
. André Orléan,
. Marc-Olivier Padis,
. Osvaldo Rossi,
. Yves Roullière,
. Alain Supiot,
. Alain Touraine,
. Vincent Triest,
. Krzysztof Witko.

samedi 11 juin 2011

Post-capitalisme. Une économie sans engrenage ?

Le marché,
Christian Arnsperger (1)
y est
très
favorable.
Le problème,
c'est de savoir
qui y a accès.
Et ce qu'on vient
y chercher.
Cap, donc,
sur une prise
de conscience.
Celle qui permettra à l'homo capitalisticus
de dépasser son existence économique
et de tendre à une économie existentielle.

«Il importe avant tout de briser la causalité circulaire qui fait que la logique économique, ancrée dans nos angoisses, inquiétudes et insécurités, les amplifie en s’en nourrissant.
Le principe même de l’économie de marché, c’est-à-dire l’échange multilatéral de produits et de services grâce à la division du travail, n’est certes pas en cause.

On imagine bien mal un système économique sans marchés, sans lieux physiques et-ou virtuel à partir desquels puissent s’opérer les transferts des biens matériels et immatériels nécessaires à la vie humaine.
Ce qui, en revanche, est crucial, c’est d’une part les moyens d’accès des personnes aux marchés et, d’autre part, ce que les personnes y cherchent.»
Ce que les personnes y cherchent?
Oui.
Car de deux choses l’une.
Ou bien elles agiront sur le mode du pilotage automatique.
Ou bien elles chercheront à accéder à une «conscientisation»: un approfondissement existentiel issu d’une réflexion profonde et débouchant sur l’une ou l’autre forme de remise en cause.
«Laissé à son inconscience existentielle, l’homo capitalisticus ne s’élèvera jamais au-dessus de ce que, comme produit du capitalisme, il est et restera.
Pour sortir de ce cercle vicieux, il faut essayer de ressaisir une racine plus profonde de l’éthique: le désir de l’humain de se rendre meilleur à la lumière d’un Autre que lui-même, désir que de tous temps a porté le sentiment religieux et la recherche spirituelle.

Arracher l’homo capitalisticus à son inconscience existentielle, c’est lui montrer que ce qu’il cherche en vain dans l’existence économique, il peut l’atteindre dans une économie existentielle.»

Le «spirituel»: pas une option !

Est-il envisageable de lutter contre l’axiome de la croissance matérielle sans lutter simultanément en faveur d’une croissance spirituelle?
Non.
Résolument non.
«Dans notre optique existentielle, le spirituel n’est pas optionnel en ce sens que nous sommes tous, en tant qu’êtres humains, mis en permanence face à notre manque radical, face à notre Désir et à ses dérives possibles.
C’est bien pour cela que ( …) la pseudo-démocratie capitaliste elle-même offre une forme de "spiritualité" qui ne dit pas son nom.
L’hyperactivité sur le champ intégral capitaliste est la forme qu’a pris notre spiritualité aujourd’hui, en rabattant la dimension "esprit" sur la bidimensionnalité "corps-psyché".
Il ne s’agit donc pas de savoir s’il faut ou non invoquer une dimension spirituelle, puisque celle-ci existe d’emblée.» (2)(3)

(A suivre)

Christophe Engels (d’après Christian Arnsperger)

(1) Christian Arnsperger est docteur en sciences économiques, chercheur au Fonds national belge de la recherche scientifique (FNRS) et professeur de l’Université catholique de Louvain (UCL), rattaché à la Chaire Hoover d’éthique économique et sociale. Il a notamment écrit Critique de l'existence capitaliste. Pour une éthique existentielle de l'économie, Cerf, Paris, 2005 et Ethique de l’existence post-capitaliste. Pour un militantisme existentiel, Cerf, Paris, 2009 (dont nous nous inspirons ici) . Il publie deux blogs, l’un en français («Transitions»), l’autre en anglais («Eco-transitions»). Il a déjà été à «l'honneur» de plusieurs messages sur «Projet relationnel», les 19 février, 1er mars, 2 novembre et 17 décembre 2010, ainsi que les 30 avril, 4 mai, 7 mai, 10 mai, 14 mai et 18 mai, 24 mai, 27 mai, 30 mai et 07 juin 2011.
(2) Ce message s'inspire directement de Arnsperger Christian, Ethique de l’existence post-capitaliste. Pour un militantisme existentiel, Cerf, Paris, 2009, pp. 289-298.

(3) Pour suivre (sous réserve de modifications de dernières minutes): des messages consacrés
. à une ultime note de lecture renvoyant à l'ouvrage Ethique de l’existence post-capitaliste. Pour un militantisme existentiel (ibidem) (d'après Christian Arnsperger),
. au post-libéralisme (par ou d'après Laurent de Briey),
. à une présentation de la psychologie positive (par Jacques Lecomte),
. à une approche du bonheur par la psychologie positive (par Jacques Lecomte),
. à une approche du sens de la vie par la psychologie positive (par Jacques Lecomte),
. à plusieurs aspects de la Communication Non Violente et à l'Université de Paix (d'après Marshall Rosenberg, avec l’aide précieuse de Jean-Marc Priels),
. à l’Approche Centrée sur la Personne (d'après Carl Rogers, avec l’aide précieuse de Jean-Marc Priels),
. à la reliance et à la sociologie existentielle (par Marcel Bolle de Bal),

. au personnalisme...

mardi 7 juin 2011

Post-capitalisme. Pouvoir, mon beau pouvoir...
















Pour «réussir», le capitaliste doit-il
nécessairement se faire homme d’affaires ?
Non, suggère Christian Arnsperger.
Il peut aussi céder aux sirènes
de la politique, de la religion ou de l’érudition !
Car l’entreprise n’est pas
le seul vecteur d’accumulation de pouvoir….


Christian Arnsperger (1) propose d’appréhender la vie sous quatre angles différents :
. individuel objectif,
. individuel subjectif,
. collectif objectif,
. collectif subjectif.
«Le sens de nos vies se joue toujours dans ces quatre dimensions en même temps: dimensions individuelles (le corps et le cerveau au-dehors, l’esprit au-dedans) et dimensions collectives (le système économique au-dehors, la culture et les valeurs au-dedans).»

Cheval de trois

Le problème de l’économie de marché capitaliste, c’est qu’elle est réductrice.
Sa soi-disant «sagesse» consiste à s’abandonner à une seule de ces quatre dimensions: la troisième.
«Voilà l’essence de l’homo capitalisticus.
Ce qui le définit, c’est une capacité intrinsèque d’accepter les résultats des interactions sur les marchés capitalistes et de s’y adapter constamment.
»
Une sagesse de nature stoïcienne.
Qui aspire à l’acceptation, au laisser aller, à la soumission face aux forces aveugles du processus social.
Justifications à l’appui…
«L’un des principaux arguments implicites qui circulent dans le système est que si vous faites le genre de travail que la profitabilité du capital vous demande, vous pourrez dépenser davantage pour vous procurer le genre de biens et de services que vous désirez…»
Voie royale vers la liberté?
Peut-être.
Mais liberté artificielle.
Liberté fictive.
Liberté chimérique et factice qui oublie que «Si nos besoins sont propres, nos envies sont produites.»
Produites par qui?
Par les détenteurs du pouvoir.
Du pouvoir sous toutes ses formes…
. Politique.
. Cultuel.
. Culturel…
. Et bien sûr économique.
«Voilà peut-être ce qui unit en profondeur les accumulateurs de capitaux, les accumulateurs de mandats politiques, les accumulateurs de prestige religieux, les accumulateurs de savoir et d’érudition: le pouvoir sur les âmes, le pouvoir de remporter l’adhésion affective et intellectuelle d’autres êtres et de se donner ainsi une illusion d’infinité.» (2)(3)

(A suivre)


Christophe Engels (d’après Christian Arnsperger)

(1) Christian Arnsperger est docteur en sciences économiques, chercheur au Fonds national belge de la recherche scientifique (FNRS) et professeur de l’Université catholique de Louvain (UCL), rattaché à la Chaire Hoover d’éthique économique et sociale. Il a notamment écrit Critique de l'existence capitaliste. Pour une éthique existentielle de l'économie, Cerf, Paris, 2005 et Ethique de l’existence post-capitaliste. Pour un militantisme existentiel, Cerf, Paris, 2009 (dont nous nous inspirons ici). Il publie deux blogs, l’un en français («Transitions»), l’autre en anglais («Eco-transitions»). Il a déjà été à «l'honneur» de plusieurs messages sur «Projet relationnel», les 19 février, 1er mars, 2 novembre et 17 décembre 2010, ainsi que les 30 avril, 4 mai, 7 mai, 10 mai, 14 mai, 18 mai, 24 mai, 27 mai et 30 mai 2011.
(2) Ce message s'inspire directement de Arnsperger Christian, Ethique de l’existence post-capitaliste. Pour un militantisme existentiel, Cerf, Paris, 2009.
(3) Pour suivre (sous réserve de modifications de dernières minutes): des messages consacrés
. à d’autres notes de lecture renvoyant à l'ouvrage Ethique de l’existence post-capitaliste. Pour un militantisme existentiel (ibidem) (d'après Christian Arnsperger),
. au post-libéralisme (par ou d'après Laurent de Briey),
. à une présentation de la psychologie positive (par Jacques Lecomte),
. à une approche du bonheur par la psychologie positive (par Jacques Lecomte),
. à une approche du sens de la vie par la psychologie positive (par Jacques Lecomte),
. à plusieurs aspects de la Communication Non Violente et à l'Université de Paix (d'après Marshall Rosenberg, avec l’aide précieuse de Jean-Marc Priels),
. à l’Approche Centrée sur la Personne (d'après Carl Rogers, avec l’aide précieuse de Jean-Marc Priels),
. à la reliance et à la sociologie existentielle (par Marcel Bolle de Bal),
. au personnalisme...

samedi 4 juin 2011

Actu. «Une certaine idée du monde s'effondre... Pas nous !»











Le mouvement des indignés
continue à prendre de l'ampleur.
Etat des lieux pour la France et la Belgique.

Lu à Bruxelles...

«Nous ne voulons ni gouverner ni être gouvernés.
Nous nous méfions autant des politiciens que des militants.
Nous ne revendiquons rien.
Nous nous faisons simplement une autre idée du bonheur.

Nous savons que pour le partager et le faire exister, il nous faut aussi lutter.
Nous sommes prêts à nous en donner les moyens.
C'est pourquoi nous habitons cette place.
Et nous ne sommes pas seuls.
Barcelone, Madrid, Valence, Saragosse, Murcia, Nantes, Perpignan, Bologne, Strasbourg, Poitiers, Bordeaux, Vienne, Budapest, Toulouse, Clermont, Lille, Lyon, Marseille, Liège, Gand, Berlin, Genève, Hambourg, Amsterdam, Londres, Varsovie, Stokholm, Dublin, Porto, Oslo, Tanger, Bilbao, Lima, Prague, Dabat, Sidney, Bristol, Buenos, Aires, Tokyo, Istambul, Montréal, New-York, Los Angeles, Mexico, Tolède, Lisbonne, Séville, Zurich, Helsinki, Bergen, Algesiras, Ljubljana, Birmingham, San Sebastian, Santiago, Padova, Göteborg, Cancun, San Fransisco, Santa Cruz...
Une certaine idée du monde s'effondre...
Pas nous!»

Lu à Liège...

«Nous partageons le constat selon lequel ce que l'on appelle «démocratie» n'est plus qu'un pouvoir soumis aux intérêts du marché et des puissances qui détruisent la Terre, les communautés qui restent, et les droits sociaux. Alors que les dernières élections ont montré que le système parlementaire est irréversiblement malade, nous construisons un «pouvoir populaire» en un lieu de la ville qui devient un espace d'expériences ouvert et collectif.
Nous nous déclarons en sécession avec toutes formes de gouvernement qui prétend représenter le peuple, parler en son nom, défendre ses intérêts ou qui confisque son pouvoir purement et simplement. En conséquence nous ne reconnaissons plus aucun pouvoir aux institutions que nous n'aurons pas crée nous-même.
Le peuple seul est souverain, personne n'est légitime à le représenter ou à parler en son nom. Nous prenons place au sein d'un mouvement révolutionnaire qui passe par de nombreux points de par le monde : Espagne, Egypte, Tunisie, Libye, Barheïm, Syrie, Grèce, France, Mexique, etc.
Seule la construction d'une puissance commune de penser, d'agir, de rêver, de s'organiser, de lutter, d'aimer est en mesure de créer et de favoriser ici et maintenant, place Saint-Lambert comme ailleurs, les alternatives porteuses d'espoir et de vie.
Ce mouvement vise au renversement du capitalisme et à la réappropriation de la politique par les peuples.
Celles et ceux qui se rassemblent au sein de l'assemblée populaire de la place Saint-Lambert n'ont pas la prétention d'être «le peuple» mais un espace-peuple en devenir, des fractions disséminées, des espaces de rencontre assemblés en un lieu.
L'assemblée populaire est seule souveraine des décisions prises pour sa vie en ce lieu.
L'espace de l'assemblée populaire appartient à celles et ceux qui sont là, avec ou sans-papier, sans différence de sexe, de race, de conviction religieuse...
Rejoignez-nous place Saint-Lambert pour se rencontrer, discuter, débattre, construire, camper ...
Assemblées populaires à 14h00 et 21h00
Infos sur : democraciarealya-lieja.blogspot.com.»

Mais encore...

En France
BAYONNE Campement permanent place Chaho-Pelletier
LYON Campement permanent Place Bellecour
CARHAIX Place du Champ de Foire (marché)
LE HAVRE Préfecture
CHERBOURG Place du théâtre
CLERMONT FERRAND Place de Jaude
LORIENT Place A. Briand (Fnac)
MONTPELLIER Place la Comédie à l’esplanade
AIX-EN-PROVENCE Place de la Rotonde
MARSEILLE Place Thiars (devant le journal la Marseillaise)
NANTES Place Royale
BORDEAUX Place de la Victoire
BREST Place de la Liberté
PERPIGNAN Place République
RENNES Place de la Mairie
STRASBOURG Place de la République
TOULOUSE Place du Capitole
TOURS Place Anatole France
GRENOBLE Place Victor Hugo
PARIS Place de la Bastille
NANCY Place Maginot

En savoir plus: http://www.reelledemocratie.fr/?page_id=267