vendredi 28 septembre 2012

Actu. Au pays de Gandhi...



Bientôt l'anniversaire 
de la mort de Gandhi
Et aussi, en Inde,

le début 
de la marche 
Jan Satyagraha 2012.
Qui sera relayée en Belgique.

Ce 2 octobre, 
100.000 paysans sans-terre
du pays de l'Indus
entament 
un périple non-violent.
Pour défendre leurs droits.  
Durée: un mois.
Distance: 350 km. 
Jusqu'à Delhi.

En Belgique aussi...

En Belgique aussi, 
une marche sera organisée.
Beaucoup plus modeste, bien sûr. 
Mais l'important, 
c'est de participer. 
«Et si vous veniez 
nous rejoindre...?»
suggère l'organisatrice, 
Emeline De Bouver.
En assistant à la projection d'un film, tout d'abord.
Puis en accordant vos pas aux actions non-violentes du monde.
Rendez-vous, le cas échéant, 
autour du lac de Louvain-la-Neuve. 
Ce même deux octobre.
En solidarité avec les paysans d'Ekta Parishad 
«Cela finit tôt, 
précise notre interlocutrice.
Les enfants sont bienvenus. 
Et on ne fera qu'un tour du lac!
Jai Jagat!
»

En bref 
Quoi?
«Mini-marche» Jan Satyagraha.
Qui? 
Emeline De Bouver.
Quand?
Le 2 octobre 2012.
. 17h30: projection du film «La force de la non-violence» (à la Maison du Développement Durable de Louvain-la-Neuve).
. 19h: départ de la Maison du Développement Durable vers le lac et début de la marche, avant un «lâcher» de bougies sur le lac. 
. 20h15: fin de l'événement.
Où? 
Maison du Développement Durable de Louvain-la-Neuve 
Place Agora, 
Louvain-la-Neuve, 
Belgique.
Mais encore...
Aline à la Maison du Développement Durable de Louvain-la-Neuve:
. 0(032)10/47.39.69,

mardi 25 septembre 2012

Capitalisme. Cohérence et longueur de temps

Il est temps...
Temps de se donner les moyens 
Temps de briser le monopole 
de leur vision cohérente du monde. 
Temps de refuser de subir 
la supériorité qu’elles en tirent.
Dixunt Pierre Zarka (1)  
et Maurice Décaillot (2) 
pour l'Observatoire 
des mouvements de la société (3)...

«Nous avons coutume de nous aligner sur des réponses avant d’être sûrs d’avoir pris le temps de poser le problème, explique Pierre Zarka (1).
L’ampleur de la demande ne peut être le seul critère. (…)
Le choix par le grand nombre peut très bien passer à côté de besoins, même vitaux, qui ne concernent qu’une petite part de la population. (…)
Il est temps de ne pas laisser aux forces du capital le monopole d’une vision cohérente du monde, nous faisant subir la supériorité qu’elles en tirent. 
Par cette cohérence qui englobe toutes les dimensions de la vie, le capitalisme fait système. 
S’il veut être à armes plus égales, le combat pour la transformation révolutionnaire et démocratique de la société a besoin de se forger la même capacité.» (4) 

Mais que fait l'arbitre?

«L’avenir favorisera  le recours à un mode d’échange qui ne sera ni la transaction marchande déséquilibrante et guerrière, ni la fixation autoritaire des prix par un détenteur d’un pouvoir suprême redistributif, renchérit Maurice Décaillot (2).
L’expérience des sociétés diverses incline à prévoir un rapprochement modernisé avec des pratiques historiquement connues d’arbitrage communément accepté entre parties prenantes. 
Ainsi, l’échange véritable, équitable (…) échange entre participants dont aucun n’a de position supérieure à l’autre, se pratique, non à deux, mais à trois partenaires: deux rapporteurs des bienfaits échangés, et un arbitre tiers reconnu, garant de l’équité de l’échange et disposant des moyens et repères requis. (…)
Ainsi devront réapparaître (…) des formes nouvelles, complètes, d’une autogestion vraie ce leur travail par les travailleurs.» (5)

Liberté, égalité,... coopération

«La visée est celle d’une équité entre peuples qui accompagne l’équité entre personnes, poursuit notre guide.
Ainsi, des mesures d’équilibre entre zones, y compris des taxations douanières visant l’équité (plutôt qu’illusoirement "écologiques" ou "sociales"), loin d’être "égoïstes" ou dommageables, réorienteraient les peuples, importateurs et exportateurs, vers un autodéveloppement libre, équitable et coopératif. (…)
On cheminera ainsi, non vers un "développement" qui ne serait qu’une inflation de l’existant, ni vers la "décroissance" qui cantonnerait l’humain dans un  enclos indépassable, mais vers un épanouissement mettant dans les mains des personnes et des peuples les clés de leur avenir, en alliant l’initiative de chacun et la coopérative avec les autres.» (6)

Ni... ni... ni... ni....

«Ni l’empirisme électoral immédiat, ni le combat seulement protestataire, ni les prescriptions juridiques d’un droit formel, ni l’accommodement du système existant ne suffiront à faire naître les racines d’une transformation socio-économique profonde, ajoute Décaillot.
Les modes de vie économique et sociale nouveaux apparaissent à travers l’émergence, y compris initialement marginale, de pratiques économiques s’écartant des pratiques dominantes.» (7)

Pierre Zarka (1) et Maurice Décaillot (2)
pout l'Observatoire des mouvements de la société

(1) Pierre Zarka est animateur de l'Observatoire des mouvements de la société (OMOS) et ancien directeur de l'Humanité. Il a notamment publié Les Nouveaux miroirs aux alouettes (Syllepse) et Oser la vraie rupture. Gauche année zéro (Belfond).
(2) Maurice Décaillot est docteur en sociologie économique, expert agrégé en économie sociale et collaborateurs de groupes de recherches universitaires.
(3) L’Observatoire des mouvements de la société (OMOS) regroupe des chercheurs et des militants qui travaillent sur ce qui dans les représentations mentales et les pratiques fait obstacle ou au contraire peut faire levier à l’émancipation des individus: «Qui dit construction, dit tâtonnements, explorations – au pluriel – ce qui interdit tout esprit conclusif. C’est d’ailleurs le meilleur moyen de produire du commun. Effectivement, cette démarche permet de faire du dissensus non pas ce que l’on tolère mais un moteur de recherche. Chacun de ces dissensus stimule notre progression : il signale un problème non résolu et détermine à peu près les chantiers à prolonger ou à ouvrir. Il n’y a donc pas de « ligne » de l’OMOS, si ce n’est que ses recherches se situent délibérément dans la perspective de l’anticapitalisme. Ces pages offriront donc parfois des approches contradictoires, chaque article n’engageant que son auteur. Ces approches sont livrées telles que, sans céder à la tentation de la synthèse qui ampute toujours des contradictions et tensions. Et dans la mesure où pour nous, le lecteur n’est pas un réceptacle mais un acteur au même titre que celles et ceux qui écrivent, ses choix feront partie intégrante de sa lecture.»
(4) Zarka Pierre, Pour en finir avec le capitalisme, coll. Les cahiers de l'Observatoire des mouvements de la société, Syllepses, Paris, 2012, pp.32 à 42.
(5) Décaillot Maurice, idem, pp.108-109
(6) Décaillot Maurice, idem, pp.116-117.
(7) Décaillot Maurice, idem, pp.117-118.

samedi 22 septembre 2012

Capitalisme. Etatisation: échec et... GATT!

Le protectionnisme? 
Non merci! 
Le nationalisme? 
Pas question!
Pas davantage!
Dixit,
pour l'Observatoire  
des mouvements 
de la société (1),
ce militant associatif
qu'est le Français 
Patrick Darré. 
En quatre mots
comme en cent...
L'étatisation?
Echec 
et... GATT (2)!
 
«Il est souvent suggéré que l’Etat prenne des décisions d’ordre protectionniste. (...)
aussi, c’est faire l’impasse sur les raisons profondes des échecs des tentatives antérieures de transformation sociale.
Les nationalisations, dont le champ a pourtant été entendu de façon significative en 1981, n’ont-elles pas épousé dans leur fonctionnement le mode de développement de la société marchande? (…)
Dans les pays dits du "socialisme réel", l’omnipotence del’étatisation bureaucratique ne constituait-elle pas la source de la sclérose qui a abouti à l’implosion des systèmes?
Et puis, comment faire l’impasse sur le fait que les normes sociales et sociétales, codifiées dans et par le fonctionnement des Etats capitalistes, ont provoqué le soulèvement de mai 1968?» (3)

La citoyenneté en pratique...

«Prendre en compte l’ensemble de ces considérants conduit à penser la transformation comme mouvement d’éradication de tout rapport de domination. (…)
Pour les citoyens associés, la conquête des pouvoirs de décision sur leur vie (…) passe nécessairement par l’appropriation collective et l’entière maîtrise de celle-ci. (…)
Déléguer ces pouvoirs à des professionnels de la politique et/ou à des "experts" éloigne du possible. (…)
Ce sont les pratiques sociales (…) qui façonnent au fil du temps les institutions juridiques et étatiques, (…) c’est de façon vraisemblable en partant des expériences réelles que naîtront les nouveautés.» (4)

Patrick Darré,
pour l'Observatoire des mouvements de la société

(1) L’Observatoire des mouvements de la société (OMOS) regroupe des chercheurs et des militants qui travaillent sur ce qui dans les représentations mentales et les pratiques fait obstacle ou au contraire peut faire levier à l’émancipation des individus: «Qui dit construction, dit tâtonnements, explorations – au pluriel – ce qui interdit tout esprit conclusif. C’est d’ailleurs le meilleur moyen de produire du commun. Effectivement, cette démarche permet de faire du dissensus non pas ce que l’on tolère mais un moteur de recherche. Chacun de ces dissensus stimule notre progression : il signale un problème non résolu et détermine à peu près les chantiers à prolonger ou à ouvrir. Il n’y a donc pas de "ligne" de l’OMOS, si ce n’est que ses recherches se situent délibérément dans la perspective de l’anticapitalisme. Ces pages offriront donc parfois des approches contradictoires, chaque article n’engageant que son auteur. Ces approches sont livrées telles que, sans céder à la tentation de la synthèse qui ampute toujours des contradictions et tensions. Et dans la mesure où pour nous, le lecteur n’est pas un réceptacle mais un acteur au même titre que celles et ceux qui écrivent, ses choix feront partie intégrante de sa lecture.»
(2) Le General Agreement on Tariffs and Trade (GATT, en français : Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, Agétac) fut signé le 30 octobre 1947 par 23 pays, pour harmoniser les politiques douanières des parties signataires. Le traité entra en vigueur en janvier 1948 et le secrétariat s'installa à Genève. Cet accord multilatéral de libre-échange était destiné à 
. faire baisser les prix pour les consommateurs
. mieux utiliser les facteurs de production, 
. favoriser l'emploi dans les secteurs où chaque pays détient un avantage comparatif. 
L'un des derniers cycles de négociations (l'Uruguay Round, de 1986 à 1994), clos par l'accord de Marrakech, aboutit à la création de l'Organisation mondiale du commerce
Le GATT visait à instaurer par convention un code de bonne conduite libérale et multilatérale. L'objectif principal de l'accord était la liberté des échanges par l'abaissement des droits de douane et la réduction des restrictions quantitatives ou qualitatives aux échanges. Les principes mis en œuvre par le GATT sont à rapprocher de ceux qui ont guidé l'action du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale en matière d'orthodoxie économique et de politique de développement. (D'après Wikipédia)
(3)  Darré Patrick, Impasse d'un système et recherche d'une alternative, in Pour en finir avec le capitalisme, coll. Les cahiers de l'Observatoire des mouvements de la société, Syllepses, Paris, 2012, p.15.
(4) Idem, pp.15-16.

mercredi 19 septembre 2012

Collectif Roosevelt. Si tu ne viens pas à Lagardère...

Si tu ne viens pas à Lagardère,
Lagardère viendra à toi!
En cette période
où le gouvernement 
peine à trouver 
des solutions 
face à une crise 
qui s'aggrave de jour en jour, 
le Collectif Roosevelt 2012 
a décidé 
de faire sienne 
cette réplique du Bossu. 
Et de passer à l'offensive... 

Université d'été du PS à La Rochelle, Journées d'été Europe-Ecologie Les Verts à Poitiers, Université d'été du Front de Gauche à Grenoble, Université d'été d'ATTAC à Toulouse... 
Cet été, Roosevelt 2012 a fait entendre sa voix dans de nombreuses enceintes et à chaque fois, l'accueil des militants a été extrêmement positif. 

Plus loin, plus vite 

Membre fondateur du collectif, Stéphane Hessel a décidé de porter les idées de Roosevelt 2012 encore plus au cœur du PS en déposant une motion pour le Congrès national du parti. Intitulée "Plus loin, plus vite", celle-ci a pour but de pousser le gouvernement à mettre en œuvre nos propositions. 
Si vous êtes adhérent-e au PS , vous pouvez donc dès à présent signer la motion proposée par Stéphane Hessel, Pierre Larrouturou et plusieurs centaines de militants. 

Et l'Europe? 

Susan George et Benjamin Grimont ont participé à l'Alter Summit qui se déroulait à Milan du 14 au 16 septembre dans le cadre de la "Joint Social Conference", une initiative européenne qui regroupe plusieurs syndicats de différents Etats membres ainsi que d'autres organisations afin de proposer une alternative aux politiques d'austérité en Europe. 
Cette rencontre milanaise avait pour but de préparer le grand rassemblement qui aura lieu à Florence en novembre à l'occasion du dixième anniversaire du Forum social européen

Mines de rien... 

L'air de rien, ils étaient près de 280 militants de Roosevelt 2012 à suivre, le samedi 8 septembre, une journée de formation à l'Ecole des... Mines en présence de plusieurs membres du collectif. 
Patrick Viveret, Pierre Larrouturou, Bruno Gaccio et Jean-Marie Perbost ont ainsi pu répondre aux questions des militants pour que chacun puisse disposer d'éléments et d'arguments pour diffuser les propositions de Roosevelt 2012 autour de lui. Les supports de travail et des vidéos? 
En ligne sur www.roosevelt2012.fr

A suivre... 

Nous sommes en train de réfléchir à de nouvelles formes d'action citoyennes pour faire connaître encore davantage notre collectif et nos propositions et pour interpeller le gouvernement. 
Parmi les propositions retenues, l'idée d'un rassemblement tous les mardis devant l'Assemblée nationale et une action devant le Ministère des finances à Bercy. 
Plus d'informations très prochainement. 

Roulez, jeunesse... 

A l'Université d'été du PS à La Rochelle, les Jeunes Socialistes ont été très intéressés par nos propositions mais nous devons voir plus large et nous ouvrir à tous les jeunes, pas seulement les militants socialistes. 
Un groupe est donc en train de se constituer pour réfléchir à des moyens de toucher le plus grand nombre de jeunes, via les réseaux sociaux ou par d'autres moyens pour les impliquer davantage dans Roosevelt 2012
Eux aussi doivent se mobiliser et faire entendre leur voix, leur avenir en dépend! 

Plus que jamais... 

Plus que jamais, il est urgent de provoquer un sursaut. 
Le Président de la République a accepté de recevoir une délégation de Roosevelt 2012 dans les prochaines semaines. 
Le signe d'un prochain sursaut? 
Peut-être. 
Mais surtout le signal que le temps est venu de redoubler d'efforts. 
Car rien n'est acquis... 

Pour le Collectif, 
Cynthia Fleury, Emmanuel Poilane et Patrick Viveret

Liens utiles… 
. L'Alter Summit
. La motion ""plus loin, plus vite"" proposée par Stéphane Hessel pour le congrès du PS. 
. Faites un don à Nouvelle Donne (pour soutenir le Collectif Roosevelt 2012). 
. Le site roosevelt2012.fr.

dimanche 16 septembre 2012

Capitalisme. La social-démocratie ne suffit pas…

Dans l'impasse, 
le système capitaliste.
Urgente, 
la quête d'une solution de rechange.
Timorés, 
les programmes électoraux.
Le Français Patrick Daré 
tire la sonnette d'alarme. 
Et en rajoute une couche:
la social-démocratie 
ne suffit pas...

«Certaines forces de gauche paraissent se limiter, de façon explicite, à l’ambition de réguler le capitalisme…
Comme s’ils ignoraient que le rapport marchand interdit de gérer de manière satisfaisante l’ensemble des questions sociales, écologiques et même économiques, d’une société. 
Et comme s’il négligeaient le fait que, dans le cadre du système capitaliste, les institutions et l’Etat fonctionnent pour l’essentiel au service de la valorisation financière.
De ce fait, oscillant entre aménagements censés limiter les exagérations du système et la tentation de retour à des prescriptions étatiques de type autoritaire, les propositions paraissent peu séduisantes, voire désarmantes. (…)
Les taxations des revenus des capitaux, des transactions financières, et même l’idée généreuse du partage des richesses ne s’attaquent pas au cœur du problème. (…)
Le capitalisme est un rapport social. 
La méconnaissance de  cette réalité  -ou son oubli- et la négligence de son caractère essentiel dans sa complexité obscurcissent, voire occultent, complètement le véritable sens à donner au combat pour l’émancipation.»  (1)

Patrick Daré,
pour l'Observatoire des mouvements de la société (OMOS) (2)

(1) Daré Patrick, Impasse d'un système et recherche d'une alternative, in Pistes pour en finir avec le capitalisme, coll. Les cahiers de l'Observatoire des mouvements de la société, Syllepse, Paris, 2012, pp.9-13.
(2) L’Observatoire des mouvements de la société (OMOS) regroupe des chercheurs et des militants qui travaillent sur ce qui dans les représentations mentales et les pratiques fait obstacle ou au contraire peut faire levier à l’émancipation des individus: «Qui dit construction, dit tâtonnements, explorations –au pluriel– ce qui interdit tout esprit conclusif. C’est d’ailleurs le meilleur moyen de produire du commun. Effectivement, cette démarche permet de faire du dissensus non pas ce que l’on tolère mais un moteur de recherche. Chacun de ces dissensus stimule notre progression : il signale un problème non résolu et détermine à peu près les chantiers à prolonger ou à ouvrir. Il n’y a donc pas de "ligne" de l’OMOS, si ce n’est que ses recherches se situent délibérément dans la perspective de l’anticapitalisme. Ces pages offriront donc parfois des approches contradictoires, chaque article n’engageant que son auteur. Ces approches sont livrées telles que, sans céder à la tentation de la synthèse qui ampute toujours des contradictions et tensions. Et dans la mesure où pour nous, le lecteur n’est pas un réceptacle mais un acteur au même titre que celles et ceux qui écrivent, ses choix feront partie intégrante de sa lecture.» (OMOS, Pistes pour en finir avec le capitalisme, coll. Les cahiers de l'Observatoire des mouvements de la société, Syllepse, Paris, 2012, p.150).

jeudi 13 septembre 2012

Capitalisme. Des pistes pour en finir...


En finir avec le capitalisme (1)
L'invitation est lancée de Paris 
 par l’«Observatoire des mouvements de la société» (2)
Qui entend apporter sa pierre 
à l'édifice du travail 
mené par les explorateurs 
de nouveaux possibles. 
En partant du présent. 
En pensant à l'«après». 
Et en contribuant à substituer 
des «rapports sociaux de coopération» 
aux «actuels rapports 
de domination, de décision et de propriété». 
Premières notes de lecture... 

«L’idée même d’une transformation radicale de la société ressemble à un rêve impossible, alors que le capitalisme connaît la plus grave, la plus profonde, la plus étendue crise de son histoire(3) 
Ainsi s'exprime le militant associatif français Patrick Daré dans sa contribution à un livre (1) dont l'introduction annonçait déjà la couleur... 
«A écouter avec attention la société, on décèle, en creux comme on dit, une puissante aspiration à tout changer. (…) 
La mondialisation et le pouvoir de la finance associés à la fragmentation du salariat et aux mensonges de la politique institutionnelle, dans un contexte de perte de sens et de fort pervertissement des valeurs, obstruent la perception d’une perspective possible. 
Refusant toute idée de fatalité, nous nous attaquons au nécessaire travail de construction d’une cohérence pour ouvrir une issue face à la faillite du système en nous efforçant d’analyser son fonctionnement dans sa globalité.» (4) 

(A suivre) 

C.E.

L’Observatoire des mouvements de la société (OMOS) 
«L’Observatoire des mouvements de la société (OMOS) regroupe des chercheurs et des militants qui travaillent sur ce qui dans les représentations mentales et les pratiques fait obstacle ou au contraire peut faire levier à l’émancipation des individus. (…) 
Il ne s’agit pas de substituer un mode de domination à un autre mais de créer les conditions de l’émancipation des personnes de toute domination. (…) 
Se changer au fur et à mesure que l’on tente de changer le monde. 
C’est en cela qu’il s’agit d’émancipation non seulement comme objectif mais comme processus. (…), en essayant de passer, dans la mesure du possible, de l’analyse des obstacles à celle des leviers potentiels. 
Ce travail nous paraît d’autant plus nécessaire que nous sommes amenés à constater une sous-estimation des éléments d’ordre idéologiques, psychanalytiques par les acteurs politiques ou syndicaux qui se revendiquent de la transformation sociale. 
L’analyse du champ politique et idéologique se réduit souvent à la seule bataille "arguments contre arguments" qu’il ne s’agit pas bien sûr de sous-estimer. (…)
Mais n’avons-nous pas aussi plus profondément à faire à autre chose qui ne se réduit pas aux seules idées et au discours explicite? 
Il s’agit de l’effondrement des "grands récits" qui racontaient la puissance d’une classe ouvrière mythifiée et de l’essoufflement des idéaux du socialisme et des Lumières. (…) 
La connaissance est comme un puzzle: elle ne se livre pas toute faite, mais se construit. 
Notre parti tente de croiser des savoirs qui parfois s’ignorent et d’approfondir la part de culture et même d’inconscient dans la formation des représentations idéologiques et dans ce que nous pourrions appeler la culture politique. (…) 
Qui dit construction, dit tâtonnements, explorations –au pluriel– ce qui interdit tout esprit conclusif. 
C’est d’ailleurs le meilleur moyen de produire du commun. 
Effectivement, cette démarche permet de faire du dissensus non pas ce que l’on tolère mais un moteur de recherche. 
Chacun de ces dissensus stimule notre progression: il signale un problème non résolu et détermine à peu près les chantiers à prolonger ou à ouvrir. 
Il n’y a donc pas de "ligne" de l’OMOS, si ce n’est que ses recherches se situent délibérément dans la perspective de l’anticapitalisme. (…) 
Ces approches sont livrées telles que, sans céder à la tentation de la synthèse qui ampute toujours des contradictions et tensions. 
Et dans la mesure où pour nous, le lecteur n’est pas un réceptacle mais un acteur au même titre que celles et ceux qui écrivent, ses choix feront partie intégrante de sa lecture.» (5)

(1) Voir encadré et http://omos.site.free.fr/
(2) Collectif, Pour en finir avec le capitalisme, coll. Les cahiers de l'Observatoire des mouvements de la société, Syllepses, Paris, 2012. 
(3) Idem, p.9. 
(4) Idem, p.7.
(5) Idem, pp.149-150.

lundi 10 septembre 2012

Actu. Les médias peuvent-t-ils changer le monde?


dans le relais de l'information? 
Ces médias peuvent-ils être porteurs 
de sens et de solutions? 
Quel message pour quel impact sur la société? 
Pour répondre à ces trois questions,
trois invités.
A découvrir dans ce journal...

Bonsoir.
Les médias jouent un rôle déterminant dans le monde d'aujourd'hui.
Ils sont en mesure de relayer les solutions innovantes qui éveillent la conscience et incitent à l’action.
Reste à savoir dans quelle mesure ils s'acquittent comme il se doit de cette fonction.
E
t jusqu'à quel point ils fournissent une solution à part entière.
Pour nous l'expliquer se réunira le 19 septembre au Palais Brongniart, à Paris, un pannel d'intervenants prestigieux.
A savoir...
. Didier Pourquery, directeur adjoint du Monde
. Rahul Kansal, président exécutif Times Group (Times of India),
. et un responsable du programme Impact Your World de CNN.
Rendez-vous, donc, ce jour-là.
En attendant, toute l'équipe de ce journal se joint à moi pour vous souhaiter une excellente soirée.

En bref
Quoi?
Les médias peuvent-ils changer le monde?
Qui? 
Des organisateurs: Sparknews et Convergences 2015.
Des intervenants: des représentants du Monde (Didier Pourquery), de CNN (Rahul Kansal) et de Times of India
Quand?
Le 19 septembre 2012, à 19h
(accueil et apéritif à 19h,
conférence avec décideurs des médias à 19h30,
cocktail à 21h15).
Où?
Palais Brongniart
Place de la Bourse, 28 
Paris 2. 
Mais encore...
«Le nombre de place étant limité à 600 personnes, merci de vous inscrire dès maintenant.»