lundi 26 novembre 2012

Révolutions tranquilles: la preuve par un million

Un million de révolutions tranquilles : comment les citoyens changent le mondeIls sont les pionniers 
de nouveaux 
modes de vie.
Ils s'attèlent
à transformer 
la planète.
Ils ont engagé 
localement  
Qu'entreprend
de raconter
la journaliste  française
Histoire de répondre 
concrètement 
à une question 
on ne peut plus actuelle: 
comment les citoyens 
changent-ils le monde? 

Ils sortent des centaines de milliers de personnes de la faim et de la pauvreté. 
Sauvent des entreprises. 
Construisent des habitats coopératifs, écologiques et solidaires. 
Ouvrent des cliniques gratuites, des micro-banques, des épiceries sans but lucratif ou des ateliers de réparations citoyens. 
Reverdissent le désert et régénèrent les écosystèmes. 
Financent des emplois ou des fermes bio. 
Echangent sans argent des biens, des services et des savoirs.
Redynamisent l'économie locale.
Rendent leur village autonome grâce aux énergies renouvelables.
Qui sont-ils? 
Des citoyen(ne)s ordinaires. 
Qui vivent dans de petits villages d’Asie, d’Amérique latine ou d’Afrique.
Ou alors dans des villes comme New York ou Tokyo. 
Autant de femmes et d'hommes qui viennent de milieux sociaux très variés, ne se connaissent pas entre eux, n'accèdent jamais à la célébrité et composent même parfois avec le handicap de l'illettrisme.
Chacun dans leur domaine, ils inventent pourtant des solutions que ni les gouvernements ni le secteur privé n’ont su ou voulu mettre en place et qui répondent à la plupart des maux de la planète. 
A moins qu'ils ne décident tout simplement de vivre autrement. 
De vivre mieux. 
Et, pour ce faire, de s’affranchir de l’hyperconsumérisme.
En réinventant la démocratie locale ou l’usage de l’argent. 

Chronique d'une révolution silencieuse

Bénédicte Manier (2), journaliste à l’Agence France Presse, a parcouru plusieurs pays et observé la réussite de de ces révolutions silencieuses.  
Accouchant finalement d'un livre (3).
Qui constitue la chronique de ces transformations de terrain. 
«Délibérément, ce livre ne traite pas de l’action des grandes ONG, associations ou fondations, explique l'intéressée. 
Si celles-ci mettent également en place des solutions de terrain, leur travail est déjà connu et fait l’objet de nombreux ouvrages et articles de presse. 
Nous ne parlerons donc pas ici de caritatif ou d’humanitaire, mais de l’action de milliers d’anonymes qui agissent seuls ou en groupes informels: cette auto-gouvernance citoyenne est le fil directeur de ce livre.
Même si elles sont encore peu visibles, ces initiatives sont autant de déclarations d’indépendance. 
Elles prouvent qu’en prenant simplement conscience de leur capacité à agir ensemble, des citoyens ordinaires peuvent changer le monde avec des solutions simples et facilement reproductibles.
Qui dessinent les contours d’un autre monde possible.
Un monde plus juste
.
 
En quelques décennies, ces actions se sont multipliées partout sur la planète.
Et si elles restent en grande partie ignorées des élites, celles-ci feraient bien, pourtant, de commencer à en prendre la mesure. 
Car le message qu’elles diffusent est sans équivoque: aujourd’hui, des millions d’hommes et de femmes se détachent d’un système économique jugé trop brutal pour l’humain et l’environnement et exigent un nouveau modèle de société. 
Et localement, ils se mobilisent pour le construire(4)

(1) Cette vidéo a été tournée lors de la Rencontre 2012 des Créatifs Culturels en Belgique. Elle est le fruit d'une collaboration entre plusieurs personnes dont l'organisateur Vincent Commenne ainsi que, pour la première partie (soit les 2'30" consacrées à la matinée), le réalisateur/webdesigner Roberto Roméo et le journaliste Christophe Engels.
(2) Bénédicte Manier est journaliste, spécialisée dans les questions sociales et le développement. S'intéressant depuis toujours à l'économie solidaire et à la vitalité des initiatives de la société civile, elle a effectuée des reportages dans de nombreux pays. Journaliste à l'AFP, elle est notamment l'auteure de Le travail des enfants dans le monde (La Découverte).
(3) Manier Bénédicte, Un million de révolutions tranquilles, Les Liens qui Libèrent, 2012 (325 pages. Prix public: 22,90 euros).

jeudi 22 novembre 2012

Actu. La citoyenneté festive de BruXitizen


Festival BruXitizen, première!
Le coup d’envoi de ces
quatre jours 
d’ateliers, de rencontres et de fêtes 
 a en effet été donné 
ce mercredi 21 novembre 
en un lieu qu'on ne présente plus 
dans la capitale de l'Europe: 
la Tentation.
Coup d'essai, coup de maître?
L'événement s’inspire en tout cas 
Voici donc un festival citoyen original 
qui rassemble, jusqu’à samedi, 
plus d’une centaine de jeunes.
Agés de 18 à 35 ans.
Et motivés par l'engagement citoyen.

Initié par l’Agence Alter, le programme de BruXitizen se veut ambitieux, varié et festif. 
Tables rondes, ateliers, conférences, mais aussi théâtre interactif, expositions, ciné-débat, expression créative, concerts…
Pas moins de 60 activités au total.
Histoire de donner la parole aux jeunes.
Et de leur proposer des moyens concrets de s’engager en faveur d’une ville multiculturelle et durable.
 
Se rencontrer pour changer

C’est quoi, être jeune citoyen? 
Comment s’inspirer de la résistance citoyenne en Tunisie et au Québec?
Comment mobiliser grâce au web? 
Comment passer de l’idée à l’auto-emploi? 
Groupe d’action local citoyen, services d’échange locaux, projet culturel, consommation collaborative, foire aux savoir-faire, tourisme participatif…: comment agir au quotidien? 
Comment se réapproprier la ville et y prendre sa place de jeune? 
Habitat groupé, potager collectif, alimentation durable…: quels sont les projets innovants qui permettent, ensemble, de mieux vivre en ville? 
Tels sont quelques-uns des thèmes que les participants ont l’occasion d’aborder le plus concrètement possible. 
Le tout dans une ambiance festive et conviviale, fruit d’une collaboration avec une cinquantaine de partenaires.
Objectif: rencontre.
Rencontre avec d’autres jeunes qui ont, eux aussi, envie de passer à l’action.
Rencontre avec des élus et des décideurs.
Rencontre avec des experts susceptibles de délivrer conseils pratiques, outils ou autres moyens de concrétiser les idées et de mettre en route les projets.
 
Particip...action

«BruXitizen, ce n’est ni une école ni un colloque, souligne Aude Garelly, directrice de l’Agence Alter qui est à l’initiative de l'événement. 
C’est un vrai festival citoyen où chacun est libre de choisir parmi une multitude d’activités, de donner son avis et de contribuer à ce qui l’intéresse». 
Inspirée des démarches d’intelligence collective, l’organisation pratique de BruXitizen a résolument misé sur une méthode de travail très participative.
Une grande liberté de parole et d’action est donc laissée aux jeunes. 
Du petit-déjeuner annoncé comme «percutant» au théâtre d’improvisation en passant par les débats, les visites, les ateliers créatifs ou l'exposition interactive, chacun est censé pouvoir trouver le mode de contribution et d’expression qui lui convient le mieux!
 
«Programme d'enfer»

La fête fait également partie intégrante de la vision de l’engagement citoyen proposé par BruXitizen
«L'engagement n'a rien d'ennuyeux, ajoute Aude Garelly.  
Au contraire!  
Autant l’action citoyenne concerne des enjeux de société importants, autant elle rime avec plaisir et convivialité. 
C’est ce que nous entendons illustrer avec ce festival». 
Au menu, par conséquent: ce que les organisateurs qualifient de... «programme d’enfer»
- L’humour, tout d'abord, sera au rendez-vous...
. Avec, ce jeudi soir, «Prends ma place!», un spectacle interactif qui cherche à faire voir les choses autrement.
. Ou alors, ce vendredi soir, une prestation de l’humoriste Abdel Fakir. 
- La musique, également, sera de la partie...
. Avec, vendredi soir, le karaoké avec orchestre des Yéyé Vollegaz.
. Et aussi, samedi soir, le hip hop aux accents latinos de KAER (ex-Starflam).
. Sans compter,
pour cette même soirée de clôture du samedi, la fanfare version cuir de rockers de KermesZ à l’Est.
Soit, nous assure-t-on,
«une affiche à tomber avant de danser jusqu’au bout de la nuit grâce à deux DJ sets!»
Ce «bouquet final» pourra, en tout état de cause, se prévaloir d'un double avantage: il sera gratuit (1) et ouvert à tous.
Sous réserve des places disponibles. (2)


(1) Pour les prix, par ailleurs: cliquez ici.
(2) Merci à Amélie Haenecour, du Service d'Action Sociale Bruxellois (SASB), de nous avoir communiqué cette information.

mardi 20 novembre 2012

Actu. Racisme implicite: explicite... ment!


Qui, aujourd'hui, ose encore s'affirmer «raciste»? 
Dans les mots, l'antiracisme a gagné. 
Mais de facto, les discriminations raciales (1)
ne se sont jamais aussi bien portées. 
Depuis le 11 septembre 2001, 
elles se sont reconfigurées avec vigueur.
Sous une forme que la plupart 
des antiracistes traditionnels 
n'ont pas aperçue.
Quand ils ne l'ont pas alimentée eux-mêmes...
 Pour en parler,  
porte-parole du Parti des Indigènes de la République
sera prochainement à Bruxelles...

C'est un fait: en France -et le constat vaut aussi pour la Belgique francophone- le mouvement antiraciste est en lambeaux. 
L'utopie universaliste dont il se voulait porteur s'est révélée trop souvent aveugle à la quête de dignité des victimes du racisme, lesquelles n'étaient plus prêtes à s'humilier pour se faire accepter en entrant dans le moule imposé par la société dominante.

Indigènes de la République

Les Indigènes de la République constituent la forme la plus radicale de cette posture. 
Ils nous disent que pour trouver sa place dans une société hostile, il faut s'appuyer sur ses propres ressources culturelles et, avant d'établir les indispensables alliances, commencer par mobiliser son propre camp. 
Un propos tranché à écouter et à débattre.
Le 26 novembre.
A Bruxelles.

En bref
Quoi?
Un séminaire: «L'antiracisme des Indigènes»
Qui?
Houria Bouteldja, porte-parole du PIR (Parti des Indigènes de la République, France)
Quand?
Le lundi 26 novembre 2012, à 18h
Où?
A Bruxelles-Laïque
avenue de Stalingrad, 18-20 (1er étage) 
1000 Bruxelles
Combien?                              
PAF: 2 euros (entrée libre pour les membres de Tayush)
Mais encore...
Inscription (obligatoire)

(1) Merci à Said Rabhi, juriste au Service International de Recherche, d'Education et d'Action Sociale (Siréas), de nous avoir renseigné le reportage ici proposé en lien, qui a été diffusé le mercredi 7 novembre 2012, à 21h30, sur la chaîne de télévision marocaine MEDI 1 TV.

samedi 17 novembre 2012

Actu. Monsieur Barroso, Madame Merkel...

Les agrocarburants?
Dixit le Belge Eric Watteau.
Qui y va d'une nouvelle lettre ouverte.
A José-Manuel Barroso (1).
Et à Angela Merkel (2).


Monsieur le Président,

J'assiste avec effroi à une tiers-mondisation sociale de l'Europe. Alors que les grandes richesses n'en finissent pas d'enfler, de plus en plus de malheureux sont mis sur le bas-côté de la route. Ils n'ont pas d'emploi, ont leurs allocations sociales diminuées, perdent leur logement, et ils ne peuvent plus se nourrir décemment.

Face à ce développement de la faim au niveau de l'Europe, la société civile a tant bien que mal organisé une réponse. Notamment au travers des banques alimentaires.

Dans le journal Le Soir de ce vendredi 2 novembre, pp2-3, il est fait état que l'Union européenne mettra fin le 1er janvier 2014 à son programme d'aide alimentaire, qui profite à 18 millions de personnes dans 20 Etats membres. La décision fait suite aux réticences de certains pays comme l'Allemagne, à financer le programme. Pour l'Allemagne comme les autres pays (ils sont 5), l'aide alimentaire doit être prise en charge par les gouvernements nationaux. 

La Commission européenne a en conséquence engagé un programme alternatif: créer un fonds d'aide européenne aux plus démunis. Le président de la fédération des banques alimentaires belges signale qu'il a toutefois beaucoup de points faibles. D'abord, au niveau du financement global: il prévoit seulement 360 millions d'euros d'aide par an, ce qui ne couvre absolument pas les besoins qui se chiffrent à 625 millions. Ensuite, le fonds n'est pas seulement destiné à distribuer de la nourriture mais peut aussi distribuer d'autres biens. C'est un programme fourre-tout  - qui doit aussi être financé par les Etats - et qui ne répond donc pas aux besoins alimentaires des populations déshéritées d'Europe. Le Soir ajoute qu'aujourd'hui, le programme se chiffre à 500 millions: cela signifie aussi une diminution drastique des montants disponibles. 

Monsieur le Président, cette situation de crise en matière alimentaire, qui je le répète, va frapper les plus déshérités d'Europe, doit être attribuée au développement des agrocarburants. La politique énergétique européenne - qui utilise les surplus alimentaires pour faire rouler des véhicules - est la grande responsable de cette situation. Avant, on utilisait les surplus pour notamment nourrir les populations les plus vulnérables. Cette utilisation était légitime. Aujourd'hui, les surplus ont disparu et c'est devenu une dépense budgétaire pour l'Union de nourrir les plus pauvres. Alors, on supprime cette action de l'Union. Cette dernière décision est illégitime. Comme la politique qui a été menée par les Etats européens, Allemagne en tête, qui ont agi devant la Cour de Justice européenne pour faire supprimer cette dépense budgétaire.


Madame la Chancelière, Angela Merkel.

Madame, la position tenue par l'Allemagne n'est pas défendable. Je vous rappelle la lettre que je vous ai écrite le 21 septembre 2011, en annexe.

Je voudrais vous rappeler le pourquoi de l'existence du droit à l'alimentation, à savoir de l'article 11 du Pacte des droits économiques, sociaux et culturels. Ce droit est né à cause de la deuxième guerre mondiale. Et pourquoi ? C'est parce que des gens sont morts de faim dans les camps de concentration ou d'extermination allemands, parce que des populations des territoires occupés par l'Allemagne ont été exterminées par la faim. Vu son histoire, l'Allemagne a une responsabilité politique particulière à ce qu'il n'y ait personne qui souffre de la faim sur le territoire de l'Union. C'est une responsabilité historique. Il n'est pas acceptable que des gens bien payés (des politiciens, des fonctionnaires) qui mangent à leur faim tous les jours aient agi devant des tribunaux - comme ils l'ont fait devant la Cour de Justice européenne - pour enlever des moyens financiers disponibles pour nourrir les pauvres.

Je voudrais aussi vous rappeler Mme Merkel que pendant la guerre, l'Allemagne s'est approvisionnée sans vergogne dans les territoires occupés pour nourrir sa population et ses troupes sans aucune considération pour les populations affamées par ce type de comportement.  

Madame Merkel, la présence de l'Allemagne au sein de l'Union européenne s'explique à partir de la 2e Guerre Mondiale. Votre gouvernement ne doit jamais oublier les leçons de cette période. Au niveau de l'impact sur la Belgique, je regrette toujours  cet autre exemple d'une décision incroyable et illégitime prise par les autorités fiscales allemandes de taxer les rentes versées aux déportés belges du travail obligatoire en Allemagne et à leurs ayants-droits. Il y a là un  manque total de conscientisation historique. Selon les contacts que j'ai pu avoir avec des familles de ces victimes de guerre, cela a ravivé des douleurs aigues, des sentiments d'injustice, de la révolte et une incompréhension totale.  

Vous trouvez sans doute que je vous rappelle des choses désagréables ? Qui ne doivent plus être dites dans le cadre de l'amitié entre les peuples européens ? Sachez que pour ceux qui ont faim, cette amitié et bienséance européennes ne sont que des vains mots. Vous nourrissez bien votre famille ! Permettez aux plus pauvres de nourrir aussi leurs familles. Ne faites pas endosser vos responsabilités aux personnes charitables.

Pour conclure, l'Allemagne doit agir selon ses responsabilités historiques. Vu son poids indéniable dans l'Union européenne, elle doit aider à remettre en place sans tarder pour 2014 un financement à la juste hauteur des organismes qui veillent à nourrir les populations les plus déshéritées. Il faut donc 625 millions d'euros pour subvenir aux banques alimentaires européennes. Madame Merkel, je compte bien sur votre implication personnelle dans ce dossier.


Monsieur le Président Barroso,

L'Europe fait fausse route avec les agrocarburants. Parce qu'ils ont épuisé les surplus de récoltes, les agrocarburants conduisent notamment les populations européennes marginalisées à souffrir de la faim.  Au-delà de ce débat, il faut veiller à ce que l'Europe respecte strictement ses obligations liées au droit à l'alimentation tel que visé par l'article 11 du PIDESC. Elle doit donc revoir ses budgets d'aide alimentaire à la hausse de manière que les banques alimentaires aient suffisamment de quoi pour nourrir les malheureux soufrant de la faim en Europe.


Madame la Chancelière, Monsieur le Président,
Ce n'est pas par plaisir que je vous écris ces revendications et que je dois sacrifier mon temps libre à cela. Fondamentalement, je suis effaré et chagriné au plus haut point par le manque de cœur et de conscience des hauts dirigeants qui - par faiblesse - n'hésitent pas à sacrifier d'abord et avant tout les plus faibles. Ce genre de politique ne peut plus durer !

Je vous prie de croire à l'assurance de ma haute considération.


Eric Watteau
Chemin du Grand Sart 32
1325  Bonlez
Belgique

Copie au Rapporteur des Nations Unies sur le droit à l'alimentation, Monsieur Olivier De Schutter, aux gouvernements belges, aux partis belges, à différentes institutions et à des ONG.

(1) Président de la Commission européenne.
(2) Chancelière allemande.

mercredi 14 novembre 2012

Actu. Solidarité: la semaine du quotidien

Depuis 1998, 
la troisième semaine 
de novembre 
est dédiée 
à la Solidarité internationale
Au programme
partout en France: 
des manifestations  (1) 
alliant réflexion, 
créativité 
et convivialité. 
De quoi favoriser l'échange. 
Le dépassement 
des idées reçues.
Et aussi 

un questionnement.
Portant sur 
mon potentiel 
d'action solidaire...

Chaque jour, en France, nombre de bénévoles et de salariés s’impliquent dans des projets de solidarité internationale. 
Autant de citoyens qui tentent de comprendre le monde et, in concreto (2), de promouvoir des relations Nord-Sud plus justes.
C’est pour valoriser ces engagements que la Semaine à été créée. 
Histoire de dire à voix haute la solidarité internationale et de proposer des pistes d’actions à la portée de tous. 
Objectif: faire connaître.
Et sensibiliser les Français aux questions de solidarité internationale.

Je fédère, donc je suis...

Associations, collectivités territoriales, organisations non gouvernementales (ONG), écoles et universités, acteurs de l’éducation populaire, culturels, Maisons des Jeunes et de la Culture MJC, syndicats, comités d’entreprise…: la Semaine fédère tous ceux qui s’engagent au profit d'un surcroît de justice entre les pays et les peuples dans les domaines des relations culturelles, économiques et politiques
«Etudiants, migrants, salariés, retraités, chômeurs, élus locaux, acteurs culturels, sociaux, sportifs ou politiques…: tous s’y retrouvent, assurent les organisateurs.
Car tous sont concernés par cet événement permettant de faire connaître les initiatives solidaires qui fleurissent partout dans l'Hexagone et de sensibiliser le plus grand nombre aux questions de solidarité internationale.»
Les thématiques retenues? 
. Défendre les droits humains, 
. mieux vivre ensemble, 
. partager nos cultures et promouvoir la paix, 
. consommer équitable, 
. épargner et voyager solidaire, 
. s’engager comme volontaire ou bénévole, 
. interpeller les entreprises et les dirigeants, 
. mener des projets humanitaires et de développement, 
. respecter l’environnement…
Une belle diversité.
Mais aussi un point commun: la Charte de la Semaine.

Ici, maintenant... et plus si affinités!

Les acteurs de la Semaine conjuguent réflexion, créativité et convivialité.
Pour aller vers les publics, là où ils sont.
Et ainsi échanger, débattre, informer, insuffler plus de solidarité dans le quotidien de tout un chacun.

Du 17 au 25 novembre.
Et plus si affinités...

(1) Journées à thèmes, conférences, spectacles, ateliers pratiques, jeux et actions de sensibilisation, projections débats, expositions, repas équitables ou marchés solidaires...
(2) En achetant ou voyageant solidaire, en épargnant éthique, en interpellant les décideurs...

dimanche 11 novembre 2012

Actu. Portes ouvertes sur les... portes closes


Portes ouvertes 
sur les portes closes.
dévoilé...
Un sextuple événement.
Organisé 
du 28 novembre 
au 20 décembre 2012.
A Bruxelles. 

La prison, tout le monde a un avis sur la question. 
Mais rares sont ceux qui savent ce qui se passe réellement derrière ses murs.
D'où la prochaine organisation, à Bruxelles, d'un sextuple événement.
Au programme, durant trois semaines...
. Une première exposition: baptisée «Clair et Obscur» et initiée par le CAL (Centre d'Action Laïque) Luxembourg et l’ASJ (Aide Sociale aux Justiciables)-Lux, elle plongera le visiteur dans un univers peu connu. Avec pour objectif de sensibiliser à la problématique carcérale et de s’interroger sur le rôle de la prison dans notre société.
. Une deuxième expo: labellisée «De l'ombre à la lumière», elle présentera des oeuvres réalisées par des internés de l'annexe psychiatrique de la prison de Forest (1): dessins, peintures, photos et réalisations en trois dimensions.  
· Une troisième expo: appelée «Cicatrices à l’extérieur. Un chemin vers l’intérieur» et créée par la FAMD (Fondation pour l’Assistance Morale aux Détenus), elle rassemblera une série de photographies accompagnées de témoignages. Ceux de divers détenus incarcérés dans les prisons belges. (2)
. Un film: intitulé «Ombre et Lumières» et tourné à la prison de Lantin, il met en scène neuf détenus participant à un atelier théâtre. Qui fut pour eux l’occasion d’exprimer des émotions longtemps dissimulées. (3)
· Des visites accompagnées des trois expositions, encadrées par des professionnels du secteur carcéral. (4)
· Un vernissage. (5)

En bref
Quoi?
«Portes ouvertes sur la prison»
Qui?
Le CAL (Centre d'Action Laïque) Luxembourg, l’ASJ (Aide Sociale aux Justiciables)-Lux,la FAMD (Fondation pour l’Assistance Morale aux Détenus)...
Où?
Maison de la Cohésion Sociale d’Anderlecht.
Le Curo-Hall
rue Ropsy Chaudron, 7 
1070 Anderlecht
Quand?
Du 28 novembre au 20 décembre 2012
De 10 à 17h
Du lundi au vendredi
Mais encore...
Association/École: réservation à Escale du Nord, 0(032)2 528 85 00
Film «Ombres et Lumières»: réservation à «Escale du Nord», 0(032)2 528 85 00
Entrée gratuite
      
(1) Dans le cadre des activités socioculturelles organisées par l'asbl APO, Service d'Aide sociale aux Justiciables. 
(2) Photographies de Hendrik Braet, Thomas Marchal, Natacha Péant et Isabel Pousset.
(3) Projection : le vendredi 7 décembre à 19h30 en présence des réalisateurs, Antonio Gomez Garcia et Charline Caron.  
(4) Sur rendez-vous. Réservation: 0(032)2/528.85.00.
(5) Le mercredi 28 novembre 2012 à 18h. 
(6) Merci à Isabelle Etienne (Coordinatrice Cocom /Aide aux Justiciables) d'avoir délivré cette information et à Sarah Santelé (Coordinatrice du Service d'Action Sociale Bruxellois) de nous l'avoir transmise. 

jeudi 8 novembre 2012

Actu. Roosevelt 2012 Belgique: ils ont osé!

Ce 10 novembre 2012, 
à Bruxelles,
l'économiste français
Pierre Larrouturou
parrainera 
la mouture belge 
Et osera faire un sort 
au mot crise
Place à la mutation.
Place aux quinze propositions du collectif.
Place à d'autres choix 
de société...

Oser remplacer le mot crise par celui de mutation! 
Avoir le courage d’appliquer les quinze propositions émises par le mouvement Roosevelt 2012, fondé par Pierre Larrouturou, Stéphane Hessel et Edgar Morin, afin de sortir de l’impasse où semblent vouloir nous conduire les politiques actuelles.
Ambitionner un autre partage des richesses.
Reparler d’une autre répartition du temps de travail.
Séparer les activités d’épargne et d’affaires au sein des banques...
Voilà quelques-uns des objectifs du collectif belge.
Qui s'apprête à tenir une assemblée fondatrice.
Et à accueillir pour l’occasion une conférence de Pierre Larrouturou.
L'événement aura lieu ce samedi 10 novembre 2012, de 10h à 13h, à l’Université Libre de Bruxelles.
Et devrait rassembler quelque 470 participants sur les (plus de) 1.500 signataires belges du manifeste (www.roosevelt2012.be). 
Une liste qui, au-delà des personnalités issues de tous les horizons, rassemblera surtout de simples citoyens, soucieux de s’engager dans une nouvelle donne.
A l’instar de celle lancée par Roosevelt dans les années 1930...

Ordre du jour
10h–10h30: bienvenue; introduction; présentation du programme.
10h 30–12h: exposé de Pierre Larrouturou; débat et questions/réponses.
12h–13h: mise en place d’une structure provisoire; constitution de groupes locaux, voire thématiques; ébauche d’un agenda pour l’avenir proche...

En bref
Quoi?
Assemblée fondatrice de la mouture belge du Collectif Roosevelt 2012.
Qui? 
L'économiste français Pierre Larrouturou
Où?
Université Libre de Bruxelles,
Campus du Solbosch, 
Auditoire Chavanne, 
Bâtiment U, 
Entrée D, 
niveau 2, 
porte 120, 
50 avenue Franklin D. Roosevelt, 
1050 Bruxelles.
Quand?
Ce samedi 10 novembre 2012, de 10h à 13h
Mais encore...
Contact et infos: 
Yvan Scoys, porte-parole du Collectif Roosevelt 2012-Belgique0(032)496-51.53.07
yvanscoys@yahoo.fr 
Compte Twitter: @YvanScoys

mercredi 7 novembre 2012

Actu. Le triomphe d'Eros


Il est fait 
de communions 
émotionnelles.
Nourri de la banalité 
du quotidien.
Et attentif 
aux humeurs du corps social.
C'est l'homo eroticus 
du sociologue français 
Michel Maffesoli (1).
A (re)découvrir 
dans un livre homonyme... 

Alchimies festives, culte du plaisir, retour en puissance des affects et des émotions...
Eros triomphe.
Et nous enseigne que la profondeur se cache toujours à la surface des choses, dans la banalité de notre quotidien. 
Triomphe de la raison sensible sur le vieux rationalisme scientiste.
Du vouloir-vivre collectif sur l’individu.
De la joie dionysiaque sur les morales arides qui stérilisent l’action. 
Triomphe, aussi, des pulsions et de l’imaginaire sur le progressisme empesé de nos élites et la pruderie de nos bien-pensants.
Attentif aux humeurs et aux enthousiasmes sécrétés par le corps social, cernant au plus près les vibrations du monde, Michel Maffesoli consigne dans ce livre le résultat de trente ans de réflexion.
Un livre-manifeste.
Qui chante l’éternelle jeunesse du monde.
Et annonce une rupture épistémologique destinée à renouveler en profondeur les conditions de la pensée philosophique.

(1) Michel Maffesoli, membre de l’Institut Universitaire de France, est professeur de sociologie à la Sorbonne. Il dirige le Centre d’Études sur l’Actuel et le Quotidien (CEAQ) et le Centre de Recherche sur l’Imaginaire (CRI). Toute son oeuvre est une description de la société postmoderne.

dimanche 4 novembre 2012

Je m'appelle Nathan. Personne ne m'entend...

Dans la tête d'une personne autiste... 
Pour autant que ce soit possible.
Un petit film (1) tout en sensibilité.
Un reportage fort intéressant.
Et une jolie chanson de Calogero...

«Je m'appelle Nathan.
Je suis différent.
C'est un tremblement
Dans mon coeur d'enfant.
Je m'appelle Nathan.
Personne ne m'entend.
Je ris en pleurant.
Je pleure en dedans.
Je m'appelle Nathan.
Personne ne m'attend.
J'ai des rêves en blanc.
Ça fait peur à mes parents.
De ma folie à scandale,
Vous y verrez la raison.
Venez dans mon hôpital,
Qui fait peur dans vos maisons.
Nathan, je m'appelle.
Je suis violoncelle.
J'ai des étincelles.
J'ai des étoiles de décibels.
Nathan, Nathan, Nathan, Nathan, Nathan je m'appelle.
Personne ne m'appelle.
Je suis seul dans ma nacelle.
Je suis prisonnier du ciel.
Je m'appelle Nathan.
J'aime pas le réel.
Je préfère Angèle.
Qui est belle comme une crêpe au miel
.
» (2)
(1) Merci à Jean-Marc Priels qui nous a envoyé ce court métrage (de Benoît Berthe, sur une musique de Chris Clarke), qu'il avait lui-même reçu de Brigitte Courtois,
(2) Calogero, Nathan, écrit par Marc Lavoine, extrait de l'album L'Embellie, Universal, 2009.