vendredi 30 mars 2012

CNV. A chacun selon ses besoins.

Percevoir mes besoins
derrière mes sentiments.
Accepter ma propre part
de respon-
sabilité
dans le processus
d’émergence de ceux-ci.

Discerner
tes besoins,
derrière tes sentiments,
pour mieux les prendre en compte.

Autant de consignes
renvoyant à la troisième composante
de la
Communication Non Violente.
Qui entend donc relier chaque sentiment à un besoin.


La troisième composante de la Communication Non Violente renvoie à l’origine de mes sentiments.
Car autant les paroles et les actes d’autrui peuvent jouer un rôle en tant que facteur déclenchant, autant ils ne font jamais office de cause.
Pour la CNV, la façon dont je choisis de les recevoir apparaît bien plus déterminante.
Tout comme mes besoins et mes attentes particulières à ce moment-là.
Conséquence: j’en viens à accepter ma propre part de responsabilité dans le processus d’émergence de mes sentiments.

Besoins pressants

Lorsque tu m’adresses un message négatif, qu’il soit ou non formulé verbalement, je peux l’accueillir de quatre manières…
. soit que je me sente fautif,
. soit que je rejette la faute sur toi,
. soit que je perçoive mes sentiments et mes besoins,
. soit que je cherche à discerner, pour mieux les prendre en compte, tes sentiments et tes besoins à toi.
La CNV mise résolument sur les deux derniers de ces quatre points.
Elle cherche la forêt des besoins derrière l’arbre des sentiments.
Et entend donc relier chaque sentiment à un besoin.
Formule type à utiliser: «Je me sens… parce que j’aimerais…».
«Les jugements, critiques, diagnostics et interprétations portant sur les autres sont autant d’expressions détournées de nos besoins, développe Marshall Rosenberg (1). (…)
Lorsque nous exprimons indirectement nos besoins en passant par des jugements, des interprétations et des images, l’autre risque d’entendre une critique.
Et lorsqu’il entend quelque chose qui ressemble de près ou de loin à une critique, il a tendance à mettre toute son énergie dans l’autodéfense ou la riposte. (…)
J’ai constaté à maintes reprises qu’à partir du moment où les gens parlent de leurs besoins plutôt que des torts des autres, il devient beaucoup plus facile de trouver des moyens de satisfaire tout le monde.» (2)

Et toi, et toi, et toi…

Et toi, dans tout cela ?
Je m’efforcerai de t’inciter à exprimer tes propres besoins.
Et de venir à la rencontre de ceux-ci.
Notamment en t’exprimant ma reconnaissance...
«Lorsque nous employons la CNV pour dire notre reconnaissance, nous cherchons exclusivement à nous réjouir de ce qui s’est fait, sans rien attendre en retour, précise le psychologue américain.
Notre seule intention est de célébrer la façon dont notre vie a été enrichie par les autres.» (3)
La CNV distingue clairement trois composantes dans l’expression de la reconnaissance :
. les actes concrets qui ont contribué à notre bien-être ;
. les besoins que ces actes ont satisfaits chez nous ;
. le sentiment de plaisir né de la satisfaction de ces besoins.
«Rares sont ceux qui savent recevoir un remerciement avec simplicité, avance notre guide.
Nous nous demandons généralement si nous le méritons, nous craignons que l’on nous demande quelque chose en retour –surtout si nous avons des enseignants ou des patrons qui recourent au compliment pour stimuler notre productivité.
Ou alors nous nous demandons si à l’avenir nous serons à la hauteur de ce compliment.
Habitués à une culture où acheter, gagner et mériter sont les modes d’échanges classiques, nous sommes souvent mal à l’aise lorsqu’il s’agit simplement de donner et de recevoir.» (4)
Si je ne donne pas, c’est notamment que je me rends compte qu’à force de chercher comment les choses pouvaient être mieux faites, j’en oublie de me réjouir de ce qui va bien.
Et si je n'accueille pas, c’est paradoxalement avec regret: malgré ma difficulté à recevoir les remerciements, j’ai soif d’être réellement reconnu et apprécié.
«En général, nous adoptons l’une ou l’autre de deux attitudes extrêmes pour recevoir un remerciement, assure Rosenberg.
Soit le narcissisme, soit la fausse modestie
.
Dans le premier cas, nous nous croyons supérieurs parce que nous avons été appréciés; dans le second, nous nions l’importance du remerciement en minimisant ce qui nous a valu cette reconnaissance. (…)
A l’époque où elle était Premier ministre d’Israël, Golda Meïr taquina un jour un de ses collègues de gouvernement: "Ne soyez pas si modeste, vous n’êtes pas extraordinaire à ce point."» (5)(6)

(A suivre)

Christophe Engels (d’après Marshall Rosenberg)

(1) Fondateur du Centre pour la Communication Non Violente, Marshall Rosenberg a écrit plusieurs ouvrages, dont Les mots sont des fenêtres (ou des murs), Introduction à la Communication Non Violente, Jouvence, Thonon-les Bains (France), 1999-2005.
(2) Rosenberg Marshall, idem, pp.75 et 77.
(3) Rosenberg Marshall, idem, pp.230.
(4) Rosenberg Marshall, idem, pp.232-233.
(5) Rosenberg Marshall, idem, pp.233-234.
(6) Pour suivre (sous réserve de modifications de dernières minutes): des messages consacrés
. à plusieurs aspects de la Communication Non Violente et à l'Université de Paix (d'après Marshall Rosenberg, avec l’aide précieuse de Jean-Marc Priels),
. à la reliance et à la sociologie existentielle (par et d'après Marcel Bolle de Bal),
. au personnalisme (par Vincent Triest,...)....

lundi 26 mars 2012

Actu. Quinze réformes pour changer la donne.

















«Même s’il n’a
aucun pouvoir,
même s’il n’a pas
la moindre importance,
chacun de nous peut
changer le monde.
»

Voilà ce qu'écrivait
Václav Havel

quelques semaines
après la chute
du Mur de Berlin.

En 1989, ce sont en effet
des femmes et des hommes
«
sans la moindre importance»
qui ont réorienté le cours de l’Histoire.
Vingt ans plus tard, le système néolibéral
s’effondre à son tour.

Et il nous revient, à nous les citoyens,
de dire dans quelle société nous voulons vivre.
Société d’injustice et de chaos
ou société d’équilibre et de convivialité?

Le Collectif Roosevelt 2012 n'hésite pas.
Et nous invite, nous aussi, à prendre position.
A choisir.
A agir.
Et, pour commencer, à signer un manifeste...

«La première bataille à mener aujourd'hui est une bataille intellectuelle, affirme haut et fort les membres du Collectif Roosevelt 2012.
Face à la contre-offensive des néolibéraux, face aux dérives populistes, il faut tout faire pour que les débats de 2012 -aussi bien le débat sur le Traité européen que le débat de la Présidentielle française- s’engagent à partir d’un diagnostic juste...
1. La crise vers laquelle nous allons si nous ne changeons pas très vite de politiques, peut être nettement plus grave que toutes les crises à répétition que nous subissons depuis 30 ans.
Il faut arrêter les discours creux et les demi-mesures.
Et passer à des médecines d’urgence.
2. C’est d’abord et avant tout une crise du Capitalisme dérégulé et non pas une crise de l’Etat-providence.
"On n’ose plus parler du capitalisme, affirmait Michel Rocard en 2007 (1).
Je suis le seul à employer ce mot, alors que ce système vit une crise suicidaire pour l’humanité.
Nous, socialistes, devrions être bien placés pour l’expliquer et y répondre".
"La social-démocratie est devenue muette sur ce qu’était son principal ennemi", regrettent aussi Stéphane Hessel et Edgar Morin (2).
Beaucoup à gauche préfèrent rester flous sur l’analyse de la crise car ils ont peur de "passer pour d’affreux marxistes".
Paradoxalement, Michel Rocard, que certains trouvent parfois trop "centriste", est l’un des rares à dire les choses franchement: quand l’OCDE montre que la part des salaires dans le PIB a baissé de 10 %, quand l’International Herald Tribune affirme que, jamais depuis 80 ans, la part du PIB qui revient aux actionnaires n’a été aussi importante (3), quand le directeur des études de Natixis écrit que "chaque année, les entreprises prennent l’équivalent de 1 % du PIB dans la poche de leurs salariés, en plus de ce qu’elles ont fait les années précédentes", on pourrait espérer que la gauche porte une analyse claire de la crise dans le débat public et apparaisse moins sur la défensive.
Et ce d’autant plus que les néolibéraux tentent de noyer le poisson et de ramener tous les problèmes aux limites de l’Etat-providence...»

Mortelle confusion

«Cette question du bon diagnostic est essentielle.
Elle n’est pas du tout accessoire ou "théorique".
Si nous parvenons à sortir de la confusion actuelle, si nous parvenons à ce que ce double diagnostic sur la gravité et sur la vraie nature de la crise soit partagé par le plus grand nombre, alors il sera facile ensuite de construire un consensus assez large et assez rapide autour des solutions, comme le Conseil national de la Résistance a su créer un consensus très large, allant des gaullistes aux communistes, autour de mesures de justice sociale.
En revanche, si la confusion s’installe, si l’insulte et la recherche de bouc-émissaires remplacent l’analyse rationnelle, il est probable que nous ne parviendrons pas à changer de politiques avant que le système ne s’écroule.
En 2011, partout dans le monde, des mouvements citoyens ont réveillé le débat public.
Aux Etats-Unis, "Occupy Wall Street" est en train de faire évoluer le discours de Barack Obama.»

Dire l'urgence, reconstruire l'Espoir...

«Voilà pourquoi nous venons de créer le Collectif Roosevelt 2012.
Il regroupe des femmes et des hommes aux parcours très différents, mais qui partagent tous le même sentiment d’urgence et la même envie d’agir pour la Justice sociale.
Notre objectif est simple: utiliser tous les moyens possibles pour faire connaître du plus grand nombre et imposer à nos dirigeants 15 mesures radicales mais réalistes pour dompter les marchés financiers, lutter contre le chômage et construire enfin une Europe démocratique, capable d’agir efficacement sur la mondialisation.
"Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre", affirmait Albert Einstein.
La politique est une chose trop importante pour la laisser aux partis politiques.
Si l’on avait attendu un accord entre diplomates, le mur de Berlin serait encore debout.
En 1989, ce sont des citoyens qui se sont levés et qui ont fait tomber un système politique qui niait la dignité de l’Homme.
Aujourd’hui encore, c’est à nous, les citoyens, de dire dans quelle société nous voulons vivre.
A nous de choisir.
A nous d’agir.»
Et le Collectif Roosevelt 2012 de nous convier à signer un manifeste.
Histoire de dire l'urgence.
Et de reconstruire l'Espoir... (4)

(1) Le Parisien, 25/8/2007.
(2) Le chemin de l’espérance, Fayard, 10/2011.
(3) International Herald Tribune, 26/11/2011.
(4) L'existence du Collectif Roosevelt 2012 nous a été signalée par Gwen Belbeoch (La Vie Nouvelle) et Vincent Triest (Centre d'Action pour un Personnalisme Pluraliste et La Vie Nouvelle), que nous remercions.

vendredi 23 mars 2012

CNV. La noblesse des sentiments.

se conçoit-elle
sans empathie?
Certes non,
répond
Marshall
Rosenberg.

Cependant,
c’est
dans
mon rapport
à moi-même

qu’elle joue le rôle le plus important.
Vive la reliance avec l’autre, en quelque sorte.
Mais pas au prix de la reliance avec moi-même.
Ni au détriment de la déliance
avec mes habitudes destructrices
ou mes conditionnements néfastes...


«L’empathie (1) est une façon de comprendre avec respect ce que les autres vivent», rappelle Marshall Rosenberg (2).
Qui précise que «Dans la relation à l’autre, il n’y a empathie qu’à partir du moment où nous parvenons à écarter tous préjugés et jugements à son égard.» (3)
Si je pense devoir résoudre ton problème à ta place, je commets une erreur!
Si j’estime avoir à te réconforter, je me fourvoie!
Si j’analyse tes paroles en cherchant à les intégrer à mes théories, j’ai tout faux!
Et pour cause: quand je t’observe, je ne suis pas avec toi.
Or, l’empathie est avant tout fondée sur la présence.
Il s’agit d’être «pleinement présent à l’autre et à ce qu’il éprouve, explique le psychologue américain. (…)
Si nous pouvons parfois choisir de compatir avec l’autre en partageant ses sentiments, il convient de garder à l’esprit qu’il s’agit de sympathie, et non pas d’empathie.» (4)
La Communication Non Violente (CNV) peut donc apporter sa précieuse contribution aux relations que nous entretenons «avec les amis et la famille, sur le lieu de travail et dans le domaine politique, écrit notre guide.
Cependant, c’est dans la manière dont nous nous traitons nous-mêmes qu’elle joue le rôle le plus important.
Lorsque nous exerçons une violence intérieure à notre égard, il est difficile d’éprouver une bienveillance véritable vis-à-vis des autres.» (5)
Reliance (6) avec l’autre et avec soi-même, écrirait le psychosociologue belge Marcel Bolle de Bal.
Qui s’empresserait dans la foulée d’insister sur l’importance complémentaire de la déliance.
«La souffrance engendrée par notre conditionnement culturel néfaste fait tellement partie intégrante de notre vie que nous ne la détectons même plus, abonde Rosenberg.
Il faut beaucoup d’énergie et de clarté d’esprit pour reconnaître les effets destructeurs de cet enseignement et transformer celui-ci en pensées et comportements porteurs de vie. (…)
Or mettre en lumière ce conditionnement, et en prendre conscience, est le premier pas déterminant pour nous dégager de son emprise.» (7)(8)

Christophe Engels (d'après Marshall Rosenberg)

(1) Voir notamment, sur ce blog, la série de messages consacrés à ce sujet.
(2) Fondateur du Centre pour la Communication Non Violente, Marshall Rosenberg a écrit plusieurs ouvrages, dont Les mots sont des fenêtres (ou des murs), Introduction à la Communication Non Violente, Jouvence, Thonon-les Bains (France), 1999-2005.
(3) Rosenberg Marshall, idem, pp.121-122.
(4) Rosenberg Marshall, idem, pp.124-125.
(5) Rosenberg Marshall, idem, p.163.
(6) Avant d’être repris par beaucoup d’autres comme les sociologues Edgar Morin et Michel Maffesoli, ce mot séduisant a été porté par le (psycho)sociologue belge et personnaliste Marcel Bolle de Bal, professeur émérite de l’Université Libre de Bruxelles, qui nous fera bientôt l'honneur de nous aider, ici même, à approfondir ce concept.
(7)
Rosenberg Marshall, idem, pp.213-214.
(8) Pour suivre (sous réserve de modifications de dernières minutes): des messages consacrés
. à plusieurs aspects de la Communication Non Violente et à l'Université de Paix (d'après Marshall Rosenberg, avec l’aide précieuse de Jean-Marc Priels),
. à la reliance et à la sociologie existentielle (par et d'après Marcel Bolle de Bal),
. au personnalisme (par Vincent Triest,...)....

lundi 19 mars 2012

CNV. Observation: l'effet... boeuf !









Ne pas mettre
la charrue de l’évaluation
avant les bœufs
de l’observation.

Observer clairement
ce que je vois, entends, ressens.
Ne pas y mêler
le moindre jugement.

Tels sont
les indispensables pré-requis
de la Communication Non Violente.

Histoire de fixer l'observation dans un moment précis.
De l'ancrer dans un contexte donné.
Et d’ébranler la rigidité des abstractions hautaines
ou des idéologies fermées.

Effet bœuf garanti…

«La violence –qu’elle soit verbale, psychologique ou physique, qu’elle se manifeste au sein de la famille, entre des tribus ou entre des nations- émane d’un mode de pensée qui attribue la cause du conflit aux torts de l’adversaire et d’une incapacité à admettre sa propre vulnérabilité ou celle de l’autre –c’est-à-dire à percevoir ce que l’on peut ressentir, craindre, désirer, etc.» (1)
Ainsi s’exprime Marshall Rosenberg (2).
Qui précise que la première composante de «sa» Communication Non Violente porte sur la distinction à opérer entre observation et évaluation.
Le psychologue américain propose en effet de s'atteler dans un premier temps à faire l'effort d'observer «ce que je vois, entends ou touche et qui affecte mon bien-être» (3) sans y mêler la moindre évaluation.
«Si nous amalgamons observation et évaluation, nous avons peu de chances d’être entendus, explique-t-il.
Notre interlocuteur, se voyant critiqué, va probablement se fermer.
La CNV n’impose pas pour autant une parfaite objectivité, exempte de tout jugement.
Il s’agit simplement de bien séparer nos observations de nos évaluations.
La CNV est à cet égard un langage dynamique qui écarte les généralisations figées et invite au contraire à fonder les évaluations sur des observations correspondant à un moment et à un contexte donné.» (4)
Rosenberg a notamment identifié, pour mieux les dénoncer, des façons de parler et des modes de communication qui, selon lui, incitent à des comportements violents, envers les autres et envers soi-même.
Il parle, dans ce cas, de «communication qui coupe la vie» (5) ou de «communication aliénante» (6)...

Moralisation n’est pas jugement de valeur

Il importerait tout d’abord de ne pas confondre jugements de valeur et jugements moralisateurs...
«Nous portons tous des jugements de valeur sur les qualités auxquelles nous attachons de l’importance dans notre vie, analyse notre guide.
Nous pouvons par exemple tenir pour essentielles l’honnêteté, la liberté ou la paix.

Les jugements de valeur reflètent nos convictions sur la façon de servir au mieux la vie.
Nous portons des jugements moralisateurs sur les gens et les comportements qui ne sont pas dans la lignée de nos jugements de valeur.» (7)

Comparaison n’est pas raison

A proscrire absolument, par ailleurs: le petit jeu des comparaisons.
Dont le résultat serait prévisible...
Sensation de mal-être assurée.


Responsabilité: à prendre, pas à laisser

«Il faut…», «Je dois…»...: autant de formules qui m’empêcheraient de prendre pleinement conscience de ce qui, dans mes pensées, dans mes sentiments et dans mes actes, relève de ma propre responsabilité...

Liberté sans condition

En soi, les exigences que j’affiche vis-à-vis d’un interlocuteur ou d’un tiers font explicitement ou implicitement planer sur lui la menace d’un reproche ou d’une punition.
Au cas où tu ne te plierais pas à mes revendications, gare à toi…
«Je suis persuadé qu’il est dans l’intérêt de tous que les gens changent, écrit Rosenberg.
A une indispensable condition, cependant.
Qu'ils changent non pour échapper à la sanction.
Mais parce qu'eux-mêmes perçoivent que ce changement leur sera bénéfique.
» (8)(9)

(A suivre)

Christophe Engels (d’après Marshall Rosenberg)

(1) Rosenberg Marshall, Les mots sont des fenêtres (ou des murs). Introduction à la Communication Non Violente, Jouvence, Thonon-les Bains (France), 1999-2005, p.36.
(2) Fondateur du Centre pour la Communication Non Violente, Marshall Rosenberg a écrit plusieurs ouvrages, dont Les mots sont des fenêtres (ou des murs). Introduction à la Communication Non Violente, idem.
(3) Rosenberg Marshall, idem, p.46.
(4) Rosenberg Marshall, idem, p.46.
(5) Rosenberg Marshall, idem, p.33.
(6) Rosenberg Marshall, idem, p.33.
(7) Rosenberg Marshall, idem, p.35.
(8) Rosenberg Marshall, idem, p.42. Par souci de clarté, nous nous sommes exceptionnellement permis, ici, de légèrement revisiter la traduction française.
(9) Pour suivre (sous réserve de modifications de dernières minutes): des messages consacrés
. à plusieurs aspects de la Communication Non Violente et à l'Université de Paix (d'après Marshall Rosenberg, avec l’aide précieuse de Jean-Marc Priels),
. à la reliance et à la sociologie existentielle (par et d'après Marcel Bolle de Bal),
. au personnalisme (par Vincent Triest,...)....

vendredi 16 mars 2012

CNV. Quatre points, c'est tout !

La Communication
Non Violente
m’invite
à reconsidérer

à la fois la façon
dont je m’exprime
et la manière
dont je t'entends.

Elle m’incite ainsi
à renouveler
les perceptions

que j’ai
de moi-même

autant que
des autres.

Et, dans la foulée, à changer le regard que je porte
sur mes intentions et mes relations.

Comment sortir de la violence ou, à tout le moins, vivre ensemble avec un peu moins de violence et un peu plus de sociabilité?
La réponse du psychologue américain Marshall Rosenberg (1) est simple…
Commençons déjà par nous responsabiliser nous-mêmes.
En apprenant de la relation à l’autre.
Et en en travaillant à sortir du carcan des habitudes apprises.
Une méthode de travail cautionnée, notamment, par le psychosociologue français Charles Rojzman (2)
«Dans un monde rempli de souffrances parfois visibles, parfois cachées, mais toujours présentes dans les couples, les familles, les entreprises, les institutions, le mépris, la haine et la peur minent toutes les relations et contribuent à élever un mur d’incompréhension entre les uns et les autres…» (3)

Points cardinaux

La Communication Non Violente (CNV) est faite de quatre composantes.
Quatre points cardinaux, en quelque sorte, auxquelles il conviendrait de se référer pour nourrir la double relation que j’entretiens avec moi-même et avec l’autre.
En effet, pour parvenir à un désir réciproque de donner du fond du cœur, suggestion m’est faite de focaliser mon attention sur les domaines suivants:
. observations,
. sentiments,
. besoins,
. demandes.
Quatre éléments, donc, qui constituent autant d'étapes sur le chemin d’une grille de lecture, voire d’un mode d’emploi.
A utiliser à la fois…
. pour exprimer ma sincérité (c’est-à-dire l’expression de ce qui m’anime plutôt que de ce que je pense d’autrui),
. pour écouter avec empathie.

(A suivre)

Christophe Engels
(d'après Marshall Rosenberg et
Charles Rojzman) (4)(5)

(1) Fondateur du Centre pour la Communication Non Violente, Marshall Rosenberg a écrit plusieurs ouvrages, dont Les mots sont des fenêtres (ou des murs), Jouvence, Thonon-les Bains (France), 1999-2005.
(2) Psychosociologue, philosophe praticien et écrivain, Charles Rojzman a créé et développé la Thérapie sociale, une méthode transdisciplinaire qui se fixe trois objectifs principaux:
. le lien pour prévenir et guérir les violences,
. la résolution de problèmes complexes par l’intelligence collective,
. une nouvelle éducation à la démocratie.

(3) Rojzman Charles, Préface, in Rosenberg Marshall, Les mots sont des fenêtres (ou des murs), idem, pp.12-13.
(4) Rosenberg Marshall, Les mots sont des fenêtres (ou des murs), idem, pp.12-13 et 19-24.
(5) Pour suivre (sous réserve de modifications de dernières minutes): des messages consacrés
. à plusieurs aspects de la Communication Non Violente et à l'Université de Paix (d'après Marshall Rosenberg, avec l’aide précieuse de Jean-Marc Priels),
. à la reliance et à la sociologie existentielle (par et d'après Marcel Bolle de Bal),
. au personnalisme (par Vincent Triest,...)....

mardi 13 mars 2012

Communication Non Violente. Pcq tu le vaux bien...
















Remplacer mes postures négatives
par des attitudes positives.
Voilà l'objectif de la Communication Non Violente.
Qui soumet l'expression de mes convictions personnelles
à une condition sine qua non:
celle de de ne pas tomber
dans le piège de la violence psychique.

La Communication Non Violente part d’un postulat: dans une société à dominante matérialiste qui tire sa force d’un individualisme à toute épreuve, je tends à ne plus rien envisager sans m’être préalablement demandé ce que j’avais à y gagner.
Conséquence: ce que je fais tend à être toujours davantage conditionné par des motivations égoïstes.
Or ce type de comportement ne contribue à créer ni des familles ni des communautés ni des sociétés ou des nations homogènes.
Il s’agirait donc de remplacer les postures négatives qui me dominent par des attitudes positives.
«La non-violence consiste à faire émerger ce qu’il y a de positif en nous, confirme Arun Gandhi (photo ci-dessus, à droite), petit fils du Mahatma et président fondateur du M.K. Gandhi Institute for Nonviolence de l'université de Rochester, à New York.
Laissons-nous envahir par l’amour, le respect, la compréhension, l’appréciation, la bienveillance et l’attention envers les autres, plutôt que par les comportements égocentriques, égoïstes, avides, haineux, pleins de préjugés, de suspicion et d’agressivité qui dominent la plupart du temps notre pensée.» (1)
Quid, alors, des assertions, si souvent entendues, selon lesquelles «le monde est sans pitié», «il faut bien survivre» ou «nous n’avons pas le choix: il faut se faire impitoyable»?
«Permettez-moi d’être en désaccord avec ce type d’affirmation, répond notre guide.
Ce monde est ce que nous en avons fait. (…)
Et nous ne pouvons donc le changer que si nous nous changeons nous-mêmes.
Ce qui commence par notre langage.
Et par notre façon de communiquer.» (1)

Alter-communication

La balle est donc dans le camp de la communication.

Qui prend ici un sens particulier.
Il ne s’agit plus, dorénavant, de recourir à des procédés qui permettraient la manipulation de l’autre.
Ce dont il est question à ce stade, c’est d’un langage qui traduise nos convictions profondes de personne, sans pour autant tomber dans le piège de la «violence».
La violence physique, bien sûr.
Mais aussi la violence psychique.
A savoir celle émanant d’un mode de pensée qui attribue la cause du conflit aux torts de «l’adversaire».
Et à l’incapacité de reconnaître la vulnérabilité.
La mienne propre autant que celle de l’autre.

(A suivre)

Christophe Engels (2)

(1) Gandhi Arun, Préface à la deuxième édition, in Rosenberg Marshall, Les mots sont des fenêtres (ou des murs), Introduction à la Communication Non Violente, Jouvence, Thonon-les Bains (France), 1999-2005, p.8.
(2) Pour suivre (sous réserve de modifications de dernières minutes): des messages consacrés
. à plusieurs aspects de la Communication Non Violente et à l'Université de Paix (d'après Marshall Rosenberg, avec l’aide précieuse de Jean-Marc Priels),
. à la reliance et à la sociologie existentielle (par et d'après Marcel Bolle de Bal),
. au personnalisme (par Vincent Triest,...)....

samedi 10 mars 2012

Actu. Oyez, citoyens...








En France comme ailleurs,

les associations constituent

l'un des piliers de la vie culturelle,

sociale et démocratique.

Pourtant, elles sont aujourd’hui

menacées dans leur existence même.

D'où l'initiative du Collectif des Associations Citoyennes.

Qui a élaboré des propositions

pour une nouvelle politique associative.

Histoire de prendre en compte et de défendre

le rôle fondamental des associations dans notre société.


Après avoir envoyé ses propositions aux candidats à l'élection présidentielle en leur demandant de les considérer, le Collectif des Associations Citoyennes souhaite aujourd’hui poursuivre l’action et initier ou alimenter aussi bien au niveau national (français) qu’à l'échelon local un grand débat public sur le rôle des associations dans notre société.
Il propose que les propositions en question
. fassent l'objet d’échanges et d'approfondissement,
. soient relayées dès que possible auprès des candidats aux législatives et des élus locaux.
Dans cette optique, il invite les associations citoyennes à se mobiliser massivement, seules ou organisées en réseau.

Appel

De là son appel à un Printemps des Associations Citoyennes...
Il s'agit de
. défendre la liberté d'association inscrite dans la déclaration des Droits de l'Homme, dans la Constitution et dans la charte européenne des droits fondamentaux,
. lancer sur leur territoire un débat public sur l’avenir des associations et leur contribution au bien commun,
. demander aux futurs députés et au gouvernement d’accompagner ce nécessaire renouveau à travers une véritable politique associative en reconnaissant le rôle fondamental des associations dans la société, en mettant en place de nouvelles modalités de financement et une nouvelle législation qui remplace la circulaire Fillon et revienne sur certains articles de la réforme des collectivités territoriales, à partir des propositions du collectif des associations citoyennes,
. développer des relations partenariales avec les collectivités, pour répondre à des enjeux territoriaux communs par un dialogue et une contractualisation dans la durée.
«Les associations sont en train de subir le même sort que les services publics depuis quelques années, analyse l'animateur du Collectif, Olivier Noël.
Elles font face à une remise en cause de leur raison d’être au profit de logiques marchandes.
C'est inacceptable!
Plus la crise s'aggrave, plus les associations citoyennes sont indispensables pour résister, inventer des solutions, et construire un monde plus juste et plus humain.»

Contact: Olivier Noël
http://olivier@associations-citoyennes.net/
http://www.associations-citoyennes.net/
0(033)7 70 98 78 56.
Collectif des Associations Citoyennes.
15 Avenue Robert Fleury,
78200 Viroflay
France

jeudi 8 mars 2012

Actu. Le fabuleux destin de l'ordinaire...
















Repenser l'ordinaire?

Un souci permanent
pour le Centre d'Etudes sur l'Actuel et le Quotidien.
Qui convie notamment à une exposition
et à un colloque
sur le sujet.
Prochainement à Paris.

L'ambiance qui enveloppe nos vécus n'aurait-elle pas pris une épaisseur singulière?
Celle-ci, le cas échéant, n'aurait-elle pas pour résultat de nous enraciner dans le présent?
Et notre époque ne se caractériserait-elle pas par un «vouloir vivre» autrement aux composantes multiples: esthétisation de la vie quotidienne, rôles prépondérants de l'imaginaire et de la créativité, écoute de soi et de l'autre...?

Le sens ordinaire

Pour les organisateurs de l'événement «Repenser l'ordinaire» qui sera placé sous la présidence des Professeurs Michel Maffesoli (photo de gauche, ci-dessus) (1) et Michel Sicard (2), poser ces questions, c'est en quelque sorte y répondre...
«L'ordinaire se dévoile sous le vernis des habitudes et des apparences, estiment-ils.
Il conforme nos chairs pour rythmer nos temporalités de ces routines et rituels.
Or, tout puissant objet de connaissance et de compréhension qu'il soit, il n'en reste pas moins trop rarement interrogé à l'aune de nos conditions de vie contemporaines.
On aurait pourtant tort de considérer sa vacuité comme vide de sens.
Car elle est le sens même de la réalité.»

Je... repense, donc je suis

L’ordinaire se vit-il dans la connivence d’une réalité partagée de tous?
Oui, insistent notamment ces trois membres du Comité d'organisation que sont Ana Maria Peçanha, Bernard Troude et Frédéric Lebas.
Encore faut-il en faciliter l'accès.
Ce colloque croisera donc les regards féconds de divers sociologues et artistes.
Qui inviteront à saisir et «re-penser» l’ordinaire en «co-naissant» le monde.

En bref...
Quoi?
«Repenser l'ordinaire».
Exposition et colloque international qui, placé sous le haut patronage de son Excellence l'Ambassadeur du Brésil en France, se composera de journées d’étude sur l’imaginaire de l’ordinaire dans les sociétés postmodernes et permettra de croiser les regards de sociologues et d’artistes selon une approche inter et transdisciplinaire.
Qui?
Deux organisateurs:
. l'Institut d'Esthétique des Arts Contemporains (IEAC),
. le Centre d'Études sur l'Actuel et le Quotidien (CEAQ), un laboratoire de recherche à vocation internationale qui, fondé en 1982 par Michel Maffesoli (photo de gauche ci-dessus) et Georges Balandier (professeurs à la Sorbonne), s'intéresse principalement aux nouvelles formes de socialité et à l'imaginaire sous ses formes multiples, accueillant pour ce faire des professeurs et chercheurs de tous horizons (3)
.
Avec le soutien de l'Ambassade du Brésil en France.

Quand?
Du 20 au 23 mars 2012
Exposition: de 8h à 20h30.
Colloque: de 8h30 à 18h.
Où?
Couvent des Cordeliers
75006 Paris Sorbonne
Comment?
Réservation souhaitée.

http://www.blogger.com/repenserlordinaire@gmail.com
Mais encore...
repenserlordinaire.blogspot.com
(programme et information).
http://www.blogger.com/repenserlordinaire@gmail.com (contact).

Au cas où...
-> Le Centre d'Étude sur l'Actuel et le Quotidien organise son colloque annuel: Les Journées du CeaQ - Socialité Postmoderne XIII à la Sorbonne les 20 et 21 juin 2012, à la Salle du Conseil, 12 rue de l'école de médecine.
L'esprit de ce colloque est de partager l'état d'avancement des recherches des chercheurs du centre et de faciliter les échanges et les contacts avec les chercheurs d'autres centres français et internationaux.
Le colloque se déroulera autour des thématiques privilégiées par le CeaQ:
. Postmodernité,
. Tribalisme,
. Sociologie compréhensive,
. Imaginaire,
. Effervescence juvénile,
. Corporéité et Nature,
. Mode,
. Communication et Médias,
. Espace urbain et Architecture,
. Image,
. Nouvelles technologies,
. Arts et Littératures,
. Culture et style de vie.

Les contributions devront parvenir par e-mail à ceaq@ceaq-sorbonne.org avant le 2 avril 2012 sous format word et devront comprendre obligatoirement les modalités suivantes :
. le titre de la communication,
. nom, prénom et coordonnées complètes (adresse électronique et postale) du communicant,
. un résumé de la communication ne comprenant pas plus de 4000 signes, espaces compris.
Les textes seront soumis à une sélection par un comité d'organisation.
-> Le CeaQ organise aussi, le 19 juin en Sorbonne une journée sur la pensée de Jean-Marie Guyau.
Il fait partie de ces auteurs qui ont marqué l’histoire des sciences sociales, et plus particulièrement de la sociologie, sans que l’institution française ne les ai remarqués.
Cette journée d’étude n’est pas là pour réhabiliter un auteur, ni pour le remettre sur le devant de la scène, mais plutôt pour présenter son œuvre et les résonances contemporaines que les chercheurs de différents horizons et différentes disciplines ont pu déceler.
C’est donc bien un questionnement sur l’actualité de la pensée de Jean Marie Guyau que le CeaQ organise cette année.

Faites nous parvenir vos propositions (titre + 500 signes) avant le 15 avril prochain à http://ceaq@ceaq-sorbonne.org/

(1) Université Paris Descartes.
(2) Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.
(3) Outre des colloques réguliers, deux revues, "Sociétés" et les "Cahiers Européens de l'imaginaire", permettent de rendre public le travail de ce centre.

jeudi 1 mars 2012

Tous égaux devant l'empathie ?


Elle est

à la portée

de tout un chacun.
Mais nous
ne sommes
pas
tous
égaux
devant elle.

Gros plan
sur les racines
de l'
empathie...

Cette aptitude que nous confère l'empathie à pénétrer avec tact l’intériorité de l’autre est-elle à la disposition de tous?
Potentiellement, oui.
Sauf dysfonctionnement pathologique, je suis spontanément susceptible de cette faculté que l’on peut de surcroît développer en formation.
A priori, je suis donc capable de reformuler ce qu’exprime, verbalement et non verbalement, mon interlocuteur, pour mieux saisir son monde intérieur.
Et je suis donc en mesure de «rencontrer» les idées d’autrui, même si elles ne concordent pas avec celles que je me suis préalablement forgé par moi-même.
Reste que, de facto, nous ne sommes bien sûr pas tous égaux devant l’empathie.
Pour quatre raisons…

Les "quatre vérités" de l'enracinement empathique

. L'empathie repose d’abord sur la conscience de soi.

Moins je suis sensible à mes propres émotions, moins je réussis à déchiffrer celle des autres. (1)
. Elle dépend par ailleurs de l’éducation.
Mes parents ont pu attirer plus ou moins mon attention sur la détresse d’autrui.
Ils ont aussi pu me faire passer le message avec une efficacité plus ou moins grande. (2)
Ils ont encore pu faire montre au quotidien d’un comportement plus ou moins «exemplaire». (3)
. Last but not least, l’empathie peut se heurter à un phénomène d’inhibition, qui se traduit par un refus de l’autre, qu’il s’agisse de ne pas accepter de me mettre à la place d’un individu en particulier ou, plus globalement, de ne pas vouloir prendre en considération ce que pensent les autres en général . (4)
. Enfin, l’empathie découle plus largement de ma propre conception de l’altérité.
«L’être humain perçoit autrui comme un moi à la fois différent de lui et semblable à lui, explique le psychosociologue français Edgar Morin.
L’autre partage ainsi une identité commune avec moi tout en conservant sa dissemblance.
Quand il apparaît comme semblable plutôt que comme dissemblable, il porte en lui une potentialité fraternelle.
Quant il apparaît comme dissemblable plutôt que comme semblable, il porte en lui une potentialité hostile.» (5)(6)(7)(8)

(A suivre)

Christophe Engels

(1) Goleman Daniel, L’intelligence émotionnelle, Robert Laffont, collection J’ai lu, Paris, 1999.
(2) Quand la discipline s’exerce par l’injonction péremptoire, par la menace ou par la force physique, par exemples, elle ne déclenche qu’une empathie faible. Cfr. Hoffman Martin, L’empathie, ferment de la moralité, Cerveau et Psycho n°16, juillet-août 2006, pp.48 à 53.
(3) Hoffman Martin, ibid., pp.48 à 53.
(4) Denigot Gwen-Haël, L’empathie ou comment être humain, Science & Vie hors-série n° 232, septembre 2005, p.32.
(5) Morin Edgar, La méthode 6 / Ethique, Seuil , Paris, 2004, p.113.
(6) Ce message est extrait de Engels Christophe, Empathie. De l’autre côté de ton regard..., in L'Observatoire de l'action sociale, n°70, Liège, octobre, 2011, pp.67-70. Avec l'aimable autorisation de la directrice, Colette Leclercq, que nous remercions.
(7) On notera, pour information, que l'auteur de ce message a également signé un texte sur l'empathie pour le Service International de Recherche, d'Education et d'Action Sociale (Analyses et Etudes 2011/5, Bruxelles, 2011).
(8) Pour suivre (sous réserve de modifications de dernières minutes): des messages consacrés
. à l'empathie (avec l’aide précieuse de Jean-Marc Priels),
. à plusieurs aspects de la Communication Non Violente et à l'Université de Paix (d'après Marshall Rosenberg, avec l’aide précieuse de Jean-Marc Priels),
. à la reliance et à la sociologie existentielle (par et d'après Marcel Bolle de Bal),
. au personnalisme (par Vincent Triest,...)....