lundi 30 août 2010

Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) Joindre l’éthique au très rentable


Pour concilier les finalités
de l’entreprise
et de la personne,
certains auteurs font appel
aux notions
de «transfiguration interne»
et d’ «embellissement externe».
Histoire de joindre l’éthique...
au très rentable!



Pour l'entreprise citoyenne, il s’agit de plus en plus souvent, aujourd'hui, de concilier deux finalités:
. celle de l’entreprise, qui doit créer des richesses,
. celle de la personne, qui tend vers le sens et le bonheur.

Transfiguration interne

Ce deuxième objectif repose sur un postulat selon lequel «un homme responsable s’épanouit davantage dans son travail et s’implique mieux dans l’entreprise.» (1)
«Le cœur à l’ouvrage», dit-on…
L’éthique, en effet, «favorise la solidarité, le dynamisme, l’esprit de corps, les synergies, explique Etienne Perrot. Elle traduit la recherche d’un consensus créateur de confiance qui s’appuie sur des valeurs communes dont la loyauté n’est pas la moindre.» (2)
Ces avantages, Jacques Orsoni les regroupe sous le nom de «transfiguration interne», qualité du vécu et meilleure implication des ressources humaines s’additionnant pour déboucher à la fois sur
. un adoucissement de l’organisation du travail,
. une amélioration de l’animation des équipes,
. une modération des revendications,
. une fidélisation des collaborateurs. (3)

Embellissement externe

Cette analyse n’est pas isolée.
L’éthique semble en effet se répercuter favorablement sur le climat d’une entreprise.
Mais ce n’est pas tout.
L’image de l’entreprise y aurait, elle aussi, tout à gagner.
C’est «l’embellissement externe» dont parle Orsoni, celui qui se traduit par
. une plus value en terme de réputation,
. une fidélisation des clients, partenaires et actionnaires,
. les retombées positives d’un marketing des valeurs,
. les privilèges liés à un capital sympathie,
. une croissance sur le long terme. (4)(5)(6)

(A suivre)

Christophe Engels

(1) Lenoir Frédéric, Le temps de la responsabilité. Entretiens sur l’éthique, Fayard, Paris, 1991.
(2) Perrot Etienne, La bonne affaire de l’éthique, Etudes, mars 1992.
(3) D’après Orsoni Jacques, in Revue française de gestion, juin-août 1989.
(4)D'après Orsoni Jacques, ibidem.
(5) Le contenu de ce message a bénéficié de la relecture et des suggestions du conseiller en organisation d'entreprises Philippe Sourdeau.
(6) Pour suivre: d'autres messages consacrés à la Responsabilité Sociétale des Entreprises, puis à la Responsabilité Sociétale des Acteurs Economiques.

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